Emmanuel Delannoy
Il faut opérer un changement de regard : passer d’un rapport domination du vivant à un rapport d’interaction avec le vivant. La viabilité des entreprises en dépend. Retrouvez les outils pour analyser les pressions exercées sur le vivant par votre entreprise et ses dépendances (avec les services ecosystémiques)
Table des matières :
- Biographie
- Synthèse de l’intervention
- Comprendre les pressions sur le vivant
- S’inspirer de la Permaéconomie :
- OUTILS d’analyse :
- Outil pour analyser vos dépendances et impacts sur le vivant
- Grille simplifiée de la CEC - sur les services ecosystémiques
- Grille simplifiée de la CEC - sur les pressions sur le vivant
- Outil CEC, se poser les questions des opportunités et risques
- Facilitation Graphique
- Ressources de l’intervenant
Biographie
Coordinateur réseau territoires et entreprises – Projet LIFE Biodiv’France
Direction Acteurs & Citoyens (DAC)
Service Mobilisation et Accompagnement des Entreprises et des Territoires (MAET)
Synthèse de l’intervention
La biodiversité - qui peut se définir comme la diversité de toutes les formes de vie sur terre (en considérant 3 niveaux : individu, espèce, écosystème), leurs relations et leurs interactions – doit se penser en Système.
La diversité sur terre est immense.
« Il y a plus de merveilles en ce monde, Prospero, que tes rêves ne pourront jamais en contenir » (W.Shakespeare).
Cette diversité est le fruit d’une invention permanente, portée par 2 facteurs :
- L’erreur (au moment de la reproduction ou de la division cellulaire) générant des variants, soit autant de capacités d’adaptation potentielles.
- La coopération (stratégies inter espèces)
Toute espèce transforme son environnement. La nature se rend service à elle-même. Les services écosystémiques (approvisionnement / support / régulation / culturels) sont omniprésents et toutes les entreprises en dépendent directement (conclusion du dernier rapport de l’IPBES).
Cette diversité est pourtant menacée : on estime à 1 million le nombre d’espèces aujourd’hui menacées d’extinction. L’érosion de la biodiversité est considérée par le World Economic Forum comme le 3ème risque pour l’économie et les sociétés humaines.
S’engager pour préserver la biodiversité peut être très bénéfique pour l’entreprise, notamment en renforçant les liens avec ses Parties prenantes, son territoire, en mobilisant ses collaborateurs, en favorisant l’innovation… Pour autant, la réaction des entreprises reste très faible car celles-ci rencontrent de nombreux obstacles, à commencer par nos représentations mentales.
Comprendre les pressions sur le vivant
Les activités humaines continuent à exercer une pression sur les écosystèmes, sous la forme de 5 facteurs :
- Artificialisation et fragmentation des sols,
- Surexploitation des ressources,
- Changement climatique,
- Pollutions,
- Espèces invasives
Concrètement, l’entreprise doit analyser sa chaine de valeur pour déterminer les impacts et dépendances les plus sensibles, directs ou indirects. En analysant ceux-ci sous le prisme des 5 facteurs de pression, elle peut identifier ses risques et opportunités.
Comment la biodiversité contribue t-elle à la valeur de l’entreprise ? ● En fournissant matériaux, énergies et conditions d’exploitation favorables ● En renforçant ses liens avec ses parties prenantes ● En favorisant son intégration territoriale ● En mobilisant ses collaborateurs ● En fidélisant ses clients ● En inspirant son innovation ● En l’aidant à se préparer aux mutations économiques
S’inspirer de la Permaéconomie :
- Sur les principes de la permaculture
Selon Bill Mollison, nous devons collectivement « concevoir et piloter des systèmes de production humains inspirés des écosystèmes ». Nous pouvons largement nous inspirer du Vivant. Nous pouvons par ailleurs appliquer les principes de la Permaculture à l’économie, c’est la Perma-Economie qui, en visant à repenser les interactions et interdépendances au sein du/des système(s) permet de réinvestir en permanence dans le long terme.
« Il y a ceux qui voient les choses comme elles sont et ceux qui voient les choses comme elles devraient être ». Mark Twain.

- Incruster l’économie dans le social dans l’écologie : la biosphère englobe tout, car c’est le prérequis de l’existence de l’espère humaine, puis de l’économie.

La posture est déterminante. Il s’agit d’aborder la biodiversité dans sa dimension sensible (émotions), au-delà de la seule vision utilitariste. Il ne s’agit pas de dominer mais de construire avec (tel un surfeur qui ne maitrise pas la vague mais en tire parti). Pour prospérer, il nous faut changer notre rapport au vivant (pro spero = se projeter en avant).
OUTILS d’analyse :
Outil pour analyser vos dépendances et impacts sur le vivant
reliés aux 5 pressions sur le vivant et aux 3 grands services ecosystémiques

Grille simplifiée de la CEC - sur les services ecosystémiques

Grille simplifiée de la CEC - sur les pressions sur le vivant

Outil CEC, se poser les questions des opportunités et risques
- RISQUES En quoi la dégradation de la situation du monde multiplient les risques sur l’activité et le modèle d’affaires de votre organisation ? risques physiques, géopolitiques, sociaux, politiques, économiques, financiers, juridiques, réputationnels, technologiques,...
- OPPORTUNITÉS En quoi cette même situation ouvre-t-elle également des opportunités d'adaptation vers un modèle d’affaires résilient ?

80% des français pensent que la biodiversité est importante pour leur avenir
Il faut opérer un changement de regard : d’un rapport d’interaction au lieu de rapport de domination sur le vivant
Facilitation Graphique

Merci Stéphanie Dubois pour la facilitation graphique
Ressources de l’intervenant
Recommandées ou produites par l’intervenant




