La page est à jour.
RÉSUMÉ
🎊 La session 2 et ses mots clés l’ouverture, mercredi soir étaient : prospérité, régénératif et horizons. D’une introduction en forme de conférence sur l’économie du donut à l’apéro du soir, il règne une atmosphère joyeuse et énergisante : tout le monde est content de se retrouver !
✍️ Le lendemain matin, en place pour le travail. Chacun prend son rôle très à coeur pour, demain, faire avancer son entreprise. Le sujet : état des lieux de votre éco-système et quelles sont les risques et opportunités pour votre entreprise. S’en est suivie des ateliers, une conférence, du partage…
👋 Vendredi, après avoir bien festoyé entre CdB à l’occasion d’une soirée au restaurant, s’est tenue une plénière, un CdB autour du Cap à 10 ans et des questions génératives, l’après-midi a porté sur la mise en mots de ces propositions aux autres. Se questionner pour entrevoir un début de réponse. Et c’est déjà la fin avec le témoignage d’une alumni du tout premier parcours!
Lien vers dossier photos (public) : https://drive.google.com/drive/folders/1-J3z4yEXEVdRy1tQCGpuz2isPy_B1ATn?usp=drive_link
Crédits photos : voir le nom des photos, si c’est Adrien: ©Adrien Touzot, 2025 (photographe) // Instagram : @zefrenchbackpacker
Crédit facilitation graphique : Raphaëlle Colas Des Francs & Lelio Lemoine
LE DÉTAIL DES JOURNÉES
Mercredi 14 mai 2025
👋 Cette première soirée a permis aux participant.e.s de se retrouver autour d’un plénière et conférence.
“Creuser et reboucher un trou, c’est créer du PIB ! “ Damien Routier
🎤 Plénière d’ouverture
Par Brieux Michoud, Délégué Général de l’association CEC BFC et Nils Ohlünd, Co-pilotes du parcours CEC BFC #2 du Programme
Stephan Bourcieu, président du directoire de Burgundy School of Business nous a accueilli en mentionnant le fait que “BSB est là pour assurer la transmission de la connaissance mais que c’est à vous, dirigeant.e.s sur le terrain de créer les connaissances que nous transmettrons demain”.
L’école est à vous pendant ces deux jours, bon travail et bienvenue ! Stephan Bourcieu
Donatienne, co-lead évènementiel CEC, nous a fait un point sur le bilan carbone de la session 1. Elle nous rappelle ce qu’est un bilan carbone et que depuis 2023 on est obligés d’aller jusqu’au scope 3 et donc de prendre en compte les impacts en amont et en aval de nos activités. Nous avons aussi un impact en créant ce parcours CEC, veillons à le conserver le plus petit possible. C’est pour cela qu’il faut faire attention aux transports, qui sont la part la plus importante de notre bilan carbone. Collectivement, il faut éviter la voiture thermique, pensez au train et au covoiturage!
Marion, COFA Salamandre tachetée, nous a proposé un temps de d’échanges entre voisin.e.s.
Lélio et Raphaëlle nous ont transporté en dessins vers les temps forts de la session 1 vécue il y a un mois à la Roche d’Or.
Brieux, Nils et Anne-France nous ont présentés les cadres conceptuels avec lesquels nous allons naviguer lors de cette session.
- prospérité & économie du donut
- les 3 horizons de Bill Sharpe
- les modèles économiques dont le régénérati
“Tester expérimenter, chercher la viabilité pour se transformer à terme.“ Nils Ohlund
Présentation des différents modèles économiques : Business à Usual, Responsable, Contributif (net 0) ⇒ les 3 ont une finalités économiques. Le dernier modèle c’est le régénératif: on vise les impacts ! Le but est de réduire, contribuer et renforcer!
✅ Conclusion :
Nous allons appréhender beaucoup de concepts différents, le but est d’ouvrir au maximum et de poser des questions ! Nous n’aurons pas de réponses en cette fin de session mais nous aurons commencé à créer une question juste.
📚 Sources :
📈Le modèle des 3 horizonshttps://doughnuteconomics.org/
💻 Présentation :
🍩 L’économie du Donut
Par Damien Routier, Auteur du livre “Un Donut pour tout changer”
1- Présentation de la théorie de Kate Raworth 💫
Son livre “Doughunt Economics, seven ways to think like a 21 st-century economist” revient dans un premier temps sur quoi s’est bâti le monde économique il y a 200 ans :
- les ressources naturelles sont inépuisables et gratuites
- l’homoeconomicus est un être rationnel qui recherche une satisfaction personnelle
- Tout cela forme l’idée que le marché s’auto-régule ⇒ donc l’Etat n’a pas besoin de venir mettre son nez dedans ⇒ donc c’est la loi du plus fort.
Il y a 100 ans ⇒ crise de 1929 ⇒ Simon Kuznets crée le PIB indicateur qui monitore très bien une reprise économique.
C’est un indicateur qui fonctionne en tant de crise : par exemple une maison qui brûle est bénéfique pour le PIB (un bien est détruit, il va falloir arrêter l’incendie, reconstruire, redécorer, tout re-acheter).
Cependant il y a une limite : plus le PIB augmente, plus le développement humain augmente jusqu’à un certain point où cela n’a plus d’intérêt.
Il y a 50 ans, le rapport Meadows présente les limites de la croissance, dans tous leurs scénarii, la population décroit à partir de 2050.
Notre dépendance aux énergies fossiles continue à croitre.
Il y a 15 ans, le Stockholm résilience center modélise les 9 limites planétaires, qui sont interconnectées de manière trés complexes. On ne peut pas les résoudre unes à une.
Il y a 10 ans, l’ONU propose les objectifs de développement durable. Ils ne sont pas acquis, même en France… Des personnes autour de nous sont touchées par des problèmatiques sociales liées au dérèglement climatique.
Aujourd’hui, on sait que les évènements climatiques s’emballent et qu’il y a de plus en plus de conflits (de moyennes et de basses intensités car il y a des tensions sur les ressources) ⇒ épuisement, catastrophes, violences ⇒ pourquoi ?! C’est la faute de la croissance économique. Kate Raworth propose une alternative à ce système actuel ⇒ le donut !
Basé sur 7 principes :
Les 7 principes de l’économie du donut :
- Changer l’objectif du système économique
- Adopter une vision globale de l’économie pour le remettre dans les limites du système Terre.
- Changer de regard sur l’humanité : nous sommes des êtres vivants qui coopérons, transmettons, et vivant en liens.
- Accepter la complexité des systèmes pour rendre compte du véritable prix des choses, acceptons la complexité, le fait que l’on ne sache pas tout, que l’on ne maîtrise pas tout !
- Distribuer équitablement les profits. Il n’y a pas de liens évident entre croissance et résolution des inégalités… Alors concevons plutôt un système économique qui redistribue les richesses.
- Respecter les cycles naturels. Appliquer une logique de croissance pur résoudre des pollutions systémiques ne va pas résoudre le problème… Exemple de Ocean Cleanup qui ont beau avec de bonnes intentions, leurs objectifs ne sont pas atteignable.
- Devenir indifférent·e à la croissance et penser au delà du PIB !
2- Risques ⚠️
Les entreprises sont soumises à de plus en plus de risques ⇒ World Economic Forum. Il faut faire un choix entre robustesse et performance. On ne peut pas être résilient tout le temps mais on peut construire une robustesse qui le permettra
Mais actuellement nous ne réalisons pas les dangers et nous restons dans le triangle de l’inaction… Passons dans l’octogone de l’action ⇒ les entreprises sont au coeur de beaucoup de choses !
Si elle arrive à embarquer tous leurs contributeurs, toutes leurs parties prenantes, c’est un écosystème qui se meut !
3 - Exemples d’entreprises en transitions 🦦
Damien à finit par un exemple de transformation concrète, en nous disant qu’en France, nous avons la chance d’avoir un écosystème de soutien à ces transitions qui est très riche !
L’exemple de Renault Trucks :
Ils ont établi un constat grâce au donut et qui ont proposé des solutions en utilisant cet outil.
➡️ Points forts :
Une approche globale → environnementale et sociale
Une démarche ambitieuse → repenser le modèle de développement
Un outil versatile → une boussole adaptée aux entreprises comme aux collectivités
✅ Conclusion :
Le donut est un outil qui est à déployer comme une boussole afin de définir des risques et de pouvoir les transformer en opportunités.
📚 Sources :
https://doughnuteconomics.org/
https://www.undonutpourtoutchanger.fr/
📽️ Replay :
💻 Présentation :
💫 Camp de Base #1 | Inclusion et raison d’être
Le but de ce premier Camp de Base était de se retrouver, se rencontrer et de commencer à mettre en mots la raison d’être de sa structure à l’aide de nouveaux outils (le donut, la boussole CEC, les 3 horizons).
Jeudi 15 mai 2025
👥 Cette journée était dédiée à des temps en groupes, qui ont permis des discussions approfondies et le début d’une mise en action appliquée à chaque structure.
Le monde est là, dans les problèmes que l’on partage et peut être aussi dans les solutions qui sont entre nos mains. - Un.e participant.e
📜 CDB #2 | État des lieux et impacts
Le but de ce moment en Camp de Base était de faire l’état des lieux des modèles économiques de chaque structure participante en remplissant ce document:
“ Le monde est là, dans les problèmes que l’on partage et peut être aussi dans les solutions qui sont entre nos mains. ”
➡️ Points forts :
Des retours en plénière de participants sur le CdB qui marquent l’apport des retours en petits groupe qui permettent de faire un pas en dehors de ses croyances personnelles.
Un autre participant marque l’importance de faire un pas de coté, de voir des solutions dans l’inconnu, le non perçu provoqué par la compréhension des risques. L’inconnu est séduisant, il donne envie d’agir.
✍️ ATELIER | Risques et opportunités
Par Florence Boursin et David Lefeuvre COFA,
💧 Eau
@David Lefeuvre et @Marion Atzel
Les participants de l’atelier sont confrontés à des problèmes liés à la ressources en eau en termes de :
- Sécheresse
- Arrêté préfectoral sécheresse dans le Doubs depuis avril 2025 et chaque année dans beaucoup de lieux en BFC qui limite l’accès à l’eau
- Rétractation des sols qui dégrade les infrastructures
- Inondation
- Cultures et infrastructures non utilisables ou dégradées
- Intempéries
- Arrêt des chantiers
- Qualité
- Sources d’eau qui deviennent non potables ou avec moins d’éléments nutritifs
- Rejets toxiques
Cela impacte :
- Les processus industriels qui peuvent être en marche dégradé ou carrément arrêté
- Les populations qui n’ont plus accès à l’eau potable
- Les lieux qui ne sont plus « assurables »
- La privatisation de la ressource
- Les coûts de traitement et d’accessibilité à l’eau
Les opportunités qui apparaissent sont :
- L’ouverture du débat de l’accès à l’eau et du prix de l’eau
- Un meilleur comptage des ressources en eau
- L’apport de connaissance qui amène une prise de conscience
- L’adaptation des cultures
- La création de communs autour des services écosystémiques
- L’émergence d’une complémentarité locale et nationale de paysage ruraux et de villes qui s’adaptent
- Le changement de systèmes alimentaires moins gourmand en eau
- Le traitement en amont de l’utilisation de l’eau (ex : PFAS)
👩🔧 Transformation du travail et évolution des métiers
@emilie gassies
1. Risques identifiés
a. Évolution démographique et savoir-faire menacés
- Départs à la retraite des agriculteurs → disparition de certains métiers et question de l’alimentation
- Non-existence / disparition de savoir-faire fondamentaux (ex : réparer un vélo)
- Connaissances et capacités à transmettre inadaptées face aux besoins futurs des filières
- Allongement de la durée de vie professionnelle → nécessité d’aménagement des environnements et conditions de travail
b. Pénuries et inadéquations
- Pénurie de main-d’œuvre qualifiée
- Décalage entre formation, monde industriel et environnement de travail
- Comportement du consommateur impactant le travail
- Valorisation et goût du travail en perte (intrinsèque et extrinsèque)
c. Technologies, IA et risques numériques
- Impact de l’IA sur les profils peu qualifiés
- Perte de capacité d’agir et de savoir-faire
- Stockage non sécurisé → risques cyber
- Risques santé mentale liés aux limites imposées par l’IA (créativité, lien humain)
- Augmentation du flux d’informations (« brouillard permanent »)
d. Organisation et conditions de travail
- Difficultés des entreprises à produire
- Santé au travail dégradée (fatigue, conditions de travail)
- Aléas climatiques impactant le travail (ex : chantiers extérieurs en conditions extrêmes)
- Accélération du temps : perte de créativité
- Sentiment de solitude accru : du collectif vers l’individualisme
e. Cadres institutionnels et mutations profondes
- Question du sens au travail → enjeu de marque employeur
- Capacité des entreprises à faire face / anticiper / réagir aux transformations
- Remise en question du modèle de la fonction publique (CDI à vie)
2. Opportunités identifiéesa. Mobilité et transversalité des compétences
- Passerelles entre filières (ex : textile → électronique, horlogerie → micro-mécanique)
- Développement de CFA internes / mentorat
- Partenariats potentiels avec le monde éducatif au service de la formation
- Formations plus rapides pour adapter les compétences → préserver les savoirs internes et suivre leur évolution
b. Impact positif des technologies et de l’IA
- Réduction de la pénibilité
- Soutien en cas de difficultés de recrutement
- Concentration sur des tâches à forte valeur ajoutée
- L’IA comme opportunité face à la baisse démographique en Bourgogne-Franche-Comté ?
c. Redéfinition du sens au travail
- Crise de sens : retour vers les métiers dits « pénuriques » (artisanat, agriculture, soin)
- Revalorisation des métiers manuels (recherche de sens + rémunération)
- Du savoir-faire au savoir-être
- Développement d’une approche « ultra-locale » des richesses humaines
- Amélioration des conditions de travail (ex : 4 jours/semaine, télétravail)
- Amélioration de la marque employeur (CEC, société à mission…)
d. Compétences RH et cadre réglementaire
- Besoin de nouvelles compétences RH : accompagnement au changement, anticipation
- CSRD : cadre réglementaire commun et exigeant → émergence de nouveaux métiers
e. Approches collectives et territoriales
- Développer la capacité à gérer l’incertitude
- Encourager l’intelligence collective à l’échelle locale : partage de savoirs, compétences et ressources
- Développer l’acceptabilité sociale : produits pas parfaits mais durables
- Création de synergies territoriales
🧪 Pollution
@Nils Ohlund
Les participants de l'atelier sont confrontés à des problèmes de pollution des sols, de l'air et de l'eau. Ces problèmes proviennent de déchets non biodégradables, de résidus de produits toxiques issus de leur production, de micro-pollutions, ainsi que de l'exposition des administrés. Des effets cocktails de l'ensemble de ces pollutions sont également à redouter fortement. .Les risques identifiés pour la société et leurs organisations incluent les accidents chimiques et les impacts environnementaux et économiques qui en découlent. Ils notent également la dégradation de la santé des êtres vivants, végétaux, animaux et humains, ainsi que l'accentuation des inégalités qui en résultent. Un autre risque est que les pollutions deviennent de plus en plus complexes et coûteuses à traiter. En ne réduisant pas les pollutions à leur seuil minimal et en les exportant ailleurs dans le monde, elles pourraient nous revenir comme un boomerang. De plus, si nos ressources naturelles se dégradent trop, nous risquons de devoir les « piller » ailleurs, générant ainsi davantage de conflits qui déstabilisent nos sociétés et nos systèmes économiques. Le principe de précaution a été identifié comme un risque de complexification et de ralentissement du développement des organisations.Cependant, en inversant la perspective, plusieurs opportunités majeures ont émergé et ont résonné parmi les participants. Tout d'abord, la plupart des participants se sont accordés sur l'intégration de l'approche « One Health » (« une seule santé »). Cette approche prend en compte les liens complexes entre la santé animale, la santé humaine et l'environnement dans une vision globale des enjeux sanitaires. Ils ont également souligné la nécessité de penser de nouvelles gouvernances adaptées et variables selon les lieux et les acteurs impliqués, afin de favoriser une coopération accrue pour la gestion des risques et des communs.D'autres opportunités ont également été soulignées :
- Adopter une logique de prévention plutôt que de guérison.
- S'appuyer davantage sur les technologies low-tech pour réduire drastiquement les risques et éviter d'être ralenti par des principes de précaution trop lourds que de nouvelles technologies induiraient.
- Promouvoir la sobriété et contribuer à un changement culturel profond, visant un esprit de co-responsabilité.
Enfin, d'autres opportunités ont émergé, telles que :
- Revisiter des métiers et des pratiques, et en créer de nouveaux.
- Amplifier les solidarités face aux inégalités liées aux pollutions.
- Utiliser ces risques pour ouvrir le champ de la recherche et trouver des alternatives, favorisant une innovation vertueuse telle que l'éco-conception.
- La nécessité de transparence.
- Mesurer, favoriser la conscience et responsabiliser. Et, de manière extrême, peut-être nous aider à mieux envisager le chaos possible et à réagir plus fortement.
🧱 Ressources naturelles Géologiques
@Mathieu Favard
De quoi parle-t-on ?
Ressources géologiques évoquées : hydrocarbures, cuivre, silicium, acier, ardoise, etc. Ces matières premières sont essentielles pour la construction, l’énergie, l’industrie ou encore la tech. Nous faisons face à un risque croissant de rareté, qui pourrait entraîner :
- Une augmentation significative des coûts de production
- Une réduction des capacités de déploiement chez les clients
- Des phénomènes de spéculation et de tensions géopolitiques, voire de conflits
- Une hausse du coût du transport, avec un impact écologique accru, en contradiction avec les objectifs de décarbonation
- Des risques climatiques aggravés, notamment en lien avec la dépendance persistante aux énergies fossiles
À cela s’ajoutent d’autres risques environnementaux et sociaux :
- Moins d’énergie à bas coût, ce qui fragilise l’accès à l’emploi et à la mobilité (ex. : transport trop cher pour aller travailler)
- Incendies de plus en plus fréquents, qui détériorent les sols, les forêts, la ressource en eau et la biodiversité
- Phénomènes de pillage (ex. : sable, cuivre), entraînant tensions locales et déséquilibres géopolitiques
- Inégalités sociales amplifiées par la rareté et la compétition pour l’accès aux ressources
- Une inertie politique, un manque d’incitations et une obsolescence des pratiques face à l’urgence
Les enjeux soulevés
L’atelier a mis en lumière un décalage fort entre l’urgence des risques et la lenteur de transformation des modèles actuels. Les participants ont partagé leur propre vulnérabilité face à la dépendance aux ressources, avec des niveaux d’exposition variant selon les matériaux :
- Isolants : 80 à 100 % de dépendance
- Ardoise : 50 %
- Tuiles et terres : 40 %
Certains ont exprimé que la raréfaction du pétrole obligerait à une refonte complète de leur activité.
Les questions posées
Plusieurs questions ont émergé face à ce constat :
- Si les matières premières viennent à manquer, comment continuer à produire ?
- Pourquoi est-ce que les choses n’évoluent pas plus vite ?
- Comment structurer des filières résilientes et compatibles avec les limites planétaires ?
- Comment relocaliser nos approvisionnements et réduire notre dépendance globale?
Des opportunités à saisir
Malgré les risques, l’atelier a permis de dégager de nombreuses pistes d’action :
- Anticiper l’évolution du modèle économique, pour ne pas subir les pénuries
- Réemployer et recycler : seconde main, matière secondaire, déchets transformés en ressources
- Développer des filières locales, en s’appuyant sur les ressources du territoire
- Mutualiser les initiatives à l’échelle locale ou régionale
- Valoriser les co-produits, en imaginant des usages complémentaires
- Concevoir des modèles en circuit fermé, plus sobres, circulaires et robustes
Les pépites retenues par les participants
- « Tout cela est vraiment systémique. »
- « Nous avons un niveau de dépendance croissant, il est temps d’agir. »
- « Nous ne sommes pas experts mais on arrive à de bonnes réflexions. »
- Des ressources inspirantes à lire :
- Le Droit du sol, Étienne Davodeau
- Ressources : un défi pour l’humanité, Philippe Bihouix et Vincent Perriot
🌐 Risques systémiques et économiques
@Florence Boursin
Les participants présents ont fait face depuis quelques années à la concrétisation de risques systémiques de typologie différente .
(risque sanitaire avec le covid , risque réglementaire par exemple avec la variabilité de « ma prime renov » ou l’obligation pour les bailleurs sociaux de moins de 12000 logements de se regrouper, risque lié à la variabilité des taux d’intérêt, risque de rupture d’approvisionnement de matières essentielles à la production , risque de cyberattaques répétées, risque de vol massif d’outils de production , risques liés aux nouvelles technologique type IA ).
La date de survenue des risques, leur durée , leur intensité , leur occurrence de plus en plus rapprochée et leur simultanéité effritent les fondamentaux des organisations, redistribuent les priorités au détriment des cœurs de métier , épuisent les équipes et leur font perdre le sens et in fine mettent en danger la pérennité de l’activité.Il est important de regarder ces risques en face et d’être particulièrement vigilants sur la qualité des informations.
Les opportunités
. Opportunité d’explorer de nouveaux scenarii même les plus improbables et penser risques simultanés
. Opportunité de penser au-delà du court terme et de revisiter régulièrement la vision
. Opportunité de tirer les leçons approfondies des expériences vécues et de partager ces leçons à ses réseaux
. Opportunité de réfléchir à comment rendre l’organisation plus agile, plus résiliente, plus robuste
. Opportunité de penser à la diversification de ses clients, fournisseurs, activités, sites …
. Opportunité de repenser son organisation
entre centralisation des données et décentralisation des prises de décision
. Opportunité de réfléchir à de nouveaux critères de prise de décision et à de nouvelles données qualifiées en support de ces critères
. Opportunité de progresser collectivement dans l’accueil du complexe
. Opportunité de faire corps ensemble contre les risques réglementaires
. Opportunité de repenser ses relations contractuelles au profit de plus de souplesse, de solidarité et de partenariat.
⚡ Energie
@Ripa Manukyan
Risques
Opportunités
Discussion qui a fait émerger une liste de risques avec beaucoup de convergence entre participant.e.s. Cette exercice leur a aussi permis de voir la multiplicité des opportunités qui se dégage des risques et leur articulations. C’est aussi le début d’une réflexion sur comment dépasser les freins socio-culturels qui émergent des risques.
Liste des risques et opportunités faite pendant la session :
RISQUES:
- Politique et géopolitique
- Capacité des infrastructures
- Approvisionnement et marchés
- Pénurie
- Fournisseurs / clients
- Sociaux
- Transports
- Liés à la souveraineté
- Coûts
- Perte de compétitivité
- Non acceptation sociale de la sobriété
- Dépendance aux énergies fossiles
- Black Out
OPPORTUNITÉS:
- Réduire les GES avec la sobriété
- Tarifs réglementés
- Générer des comportements éthiques vers la sobriété
- Sortir des énergies fossiles
- Avantages concurrentiels
- Moderniser les réseaux
- Relancer le ferroutage
- Réduction de la consommation
- Revoir la provenance
- Local
- ENR
- Revoir habitudes / pratiques /fonctionnalités / usages
- Relocalisation production / achat
- Mode de vente + local
- Mix énergique
- Fixation objectifs
🌡️ Réchauffement climatique
@Valentine Haran
Intentions des participants : ⁃ Apprendre, échanger ⁃ Plus de connaissances sur le sujet ⁃ Se poser les bonnes questions ⁃ Croiser les regards
Aléa naturels : ⁃ Inondations, tornades, grêle, retrait gonflement d’argile, vague de chaleur…
Risques : ⁃ Sur la santé travailleurs à cause des conditions de travail. (Pluie, froid, chaud) Augmentation de la pénibilité au travail. ⁃ Filière bois impacté, avec le scolite. Fortes répercussions économiques. ⁃ Manque de ressources en eau. Pb pour de nombreuses filières dont l’agriculture, les vignes, la filière béton…
Questionnements :
⁃ Quelle est ma vulnérabilité et sensibilité aux risques climatiques? ⁃ Quelles sont les prévisions climatiques sur mon territoire ? ⁃ Quid de l’attractivité des jeunes si les métiers sont de plus en plus pénibles ? ⁃ Quelle est l’échelle d’intervention (entreprise, mairie, territoire) ⁃ Comment s’assurer ?
Opportunités : ⁃ Se questionner sur sa valeur ajoutée ⁃ Passage à l’action : entraide entre collectivités, habitants et entreprises. ⁃ Trouver des stratégies d’adaptation à la chaleur ⁃ Remettre en question nos modes de vie et BM ⁃ Revenir au bon sens des anciens ⁃ Nouveaux métiers et nouvelles formations - mutation des compétences ! ⁃ S’occuper du bien être de ses salariés ⁃ S’adapter à son territoire
🌳 Ressources naturelles biologiques
@Marion Atzel
Risques identifiés :
- manque de matière première (ex. : bois)
- effondrement des ressources alimentaires
- affecte les salariés et donc la chaine de production
- Epuisement des ressources forestières
- Diminution de la qualité de l’habitat, de la qualité de vie dans la ville
- manque de matière première
- Dépendance à l’élevage
- Risques de changement d’habitude des consommateurices
- Risques systémiques
- dû à une (sur)exploitation
- dû au dérèglement climatique
- La nécessité de croitre des entreprises est un risque pour les ressources bioologiques
- Conclusion : Il est nécessaire de choisir et de renoncer à quelques projets
Opportunités :
- Davantage d’espace et d’aménagement de la ville
- Une meilleure compréhension des enjeux par tous les acteurs
- Se reconnecter “on protège ce que l’on connait”
- Trouver d’autres alternatives
- Choisir
- Bien-être fourni par la nature
- Indicateurs de bonheur dans la vie, au travail, en étant au contact du vivant, en se sentant vivant
- Renoncer pour laisser venir autre chose
- Cercle vertueux : Cultiver son jardin ⇒ augmente l’intérêt pour son jardin ⇒ on cultive encore plus son jardin
- Se rencontrer à la chaine de production et aller aux contact de ceux qui sont au plus proche des ressources naturelles
- Créer du dialogue
- Diversifier ses ressources pour éviter la surexploitation
- Créer du lien avec son bassin de vie
✅ Conclusion :
Ces ateliers ont permis de définir collectivement les risques et opportunités liés à nos thématiques.
🤩 Prospective et nouveaux récits : quels futurs voulons nous ?
Par Mylène Ries, professeure de prospective
💭 Mylène a commencé par nous montrer combien les récits façonnent notre vie, nos quotidiens, et nos futurs. Elle utilise la phrase de Gaston Berger, philosophe et inventeur du terme prospective, qui dit “Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous, il est moins à découvrir qu’à inventer.”
🗨️ Elle nous propose de parcourir diverses “visions du monde”. Un terme employé par Pierre Wack, dirigeant de l’entreprise Shell dans les années 70. Il a utilisé la prospective, les scénarios, pour ouvrir une vision aux dirigeants avec lesquels il travaillait.
🗺️ En parcourant les cartes, on se rend compte qu’un choix de projection peut avoir une influence capitale sur les dynamiques mondiales. En réalité, l’Afrique est 15 fois plus grande que le Groenland, mais nos cartes contemporaines occidentales nous montrent le contraire !
Projection de Spilhaus, 2018 carte des poissons, vue de(s) l’Océan(s?).
Nos représentations ne sont pas que des reflets de la réalité, mais ils créent notre réel. Ils guident notre action dans le monde.
Ensuite, Mylène nous a exposé les 2 grands futurs dominants qui sont offerts à nous (dans la culture mainstream):
🤖 1 - Le futur techno-solutioniste = mobilité autonome, pas de modifications de nos habitudes, avion à hydrogène, logements connectés, livraison par drones, agriculture robotique, génétique et numérique, drones qui sèment, viande produite en laboratoire. IA couplée à nos corps. Futur à horizon 2030… qui existera pour des personnes privilégiées MAIS la croissance infinie dans un monde fini n’est pas possible.
🔫 2 - Le futur à la MAD Max = un futur violent, où les ressources sont rares où le monde s’est polarisé : c’est un futur déjà présent dans des pays défavorisés. Les patrons de la tech qui créent le futur technosolutioniste se font construire des bunkers pour ce futur d’effondrement.
Ces visions très binaires et bipolaires infusent nos sociétés de manière très tenace, et les entreprises, perméable à ce contexte, suivent ces récits (référence: Olivier Hamant culte de la performance). Pourquoi restons nous bloqués entre ces deux visions du monde qui mettent en péril notre futur ? Sortons de la dystopie, désincarçerons le futur, hackons-le ! Allons vers la beauté et le rêve !
“On a besoin de transition écologique, énergétique, mais surtout d’une transition humaine” Mylène Ries.
Faisons un pas de coté, écoutons une autre vision du monde, celle de Gaïa. Gaïa c’est la vie qui aménage le monde pour la vie.
ET SI ?
Et si demain on apprenait qu’on fait partie de la nature? Si on développait une géopathie ? Et demain on régénérait nos écosystèmes ? Et si demain les autres vivants avaient des droits ? Et si demain on s’inspirait des castors pour ralentir l’eau, lui laisser le temps d’infuser, de régénérer, de faire pousser ? (référence: Morizot rendre l’eau à la terre) Et si demain la ville était dépolluée, désimperméabilisée. Et si demain on redéfinissait la place de l’argent dans notre vie ? Et si demain on revalorisait le don ? Et si demain on revalorisait l’entre-aide ? Tout cela nous amènerait à redéfinir ce qu’est le bonheur et la prospérité! Et si demain le bonheur dépendait des liens plutôt que des biens ? Et si demain on gérait les biens comme des communs ? Et si demain on mettait en place une sécurité sociale de l’Alimentation ? Et si demain au lieu de valoriser l’immédiateté on faisait l’éloge de la lenteur ? Si on abandonnait la fast fashion ? le fast food ? la fast deliveries ?
Toute cette vision finalement, c’est l’archétype d’un nouveau siècle des lumières. Et en faisant cette métaphore, on comprend l’impact que de telles visions peuvent avoir sur les raisons d’être des entreprises, et sur la notion même de travail. Quelles sont les missions d’une entreprise dans un futur enviable? Quelles sont ses valeurs ? Sa gouvernance. Penser Gaïa c’est bouger d’une économie volumique vers une économie de l’usage (des objets garantis sur le long terme, réparables). C’est aussi se poser la question des profits, comment on réparti la valeur ajoutée ? C’est donner le temps, laisser une liberté au personnel pour mener des projets externes à l’entreprise. Penser Gaïa, c’est poser la question de la croissance du système global.
⚔️ Les freins qui se font entendre quand Mylène présente ce futur :
RADICALITÉ : Ce futur n’est pas plus ou moins radical qu’un futur techno-solutioniste ou effondriste ! (ref : Hadrien Klent Paresse pour tous) Mais il demande de se poser la question “et si ?” Et pourquoi pas ? UTOPIQUE: Est-ce trop utopique ? “Les utopies d’aujourd’hui sont les évidences de demain”. Sandrine Roudault.
ESSENCE DE L’HUMANITÉ : Alors vous direz peut être que les humains sont naturellement mauvais, mais pleins d’histoires montre le contraire ! Voir Rutger Bregman ⇒ Croire au pire des gens ça fait ressortir le pire des gens.
SEUL JE NE SUIS PAS ASSEZ IMPORTANT POUR FAIRE BOUGER UNE VISION DU MONDE : Dernier argument, on est pas assez, on est trop petit. Mais gardons en tête que “Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent jamais responsable.” Stanislaw Jerzy Lec
❄️ Au vue des enjeux actuels et des conditions d’habitabilité de la Terre qui sont en péril, nous avons l’obligation de rêver… Alors soyons chacun et chacune des flocons d’utopie qui se déposent sur le monde.
➡️ Points forts :
Pensez au delà de vos crises court terme, pensez “Et si ?!”
La journée de demain va se baser sur votre “Et si ?” !
✅ Conclusion :
Toutes nos perceptions sont les paradigmes dont on ne connaît plus la jeunesse, les doctrines que l’on suit aveuglement, et surtout une chose qu’on ne regarde plus. La prospective est là pour ouvrir une multiplicité des futurs et voir derrière la vision du monde qui nous a été inculquée : il est nécessaire de sortir des schémas de pensée classique.
📚 Sources :
Olivier Hamant : Antidote au culte de la performance
Projection de Spilhaus, 2018 carte des poissons, vue de(s) l’Océan(s?).
Hadrien Klent : Paresse pour tous
Rutger Bregman
💻 Présentation :
Embed Google Drive
📽️ Replay : https://youtu.be/_8yg_p2kF9o
Vendredi 16 Mai 2025
🏹 La dernière journée était centrée sur l’esquisse d’un CAP à 10 ans pour les participant.e.s. afin d’amorcer une mise en pratique des concepts vu la veille.
”Allez vers des décisions peut être pas raisonnables mais souhaitables” Romain Cristofini
🍃 Conférence : Modèles d'affaires Economie Régénérative
Par Romain Cristofini, directeur du développement de LUMIA, auteur, coach et conférencier
🌏 La raison d’être de Lumia est de rendre atteignable le paradigme régénératif. Pour cela, commençons par comprendre pourquoi le système régénératif s’impose à nous aujourd’hui? D’abord dans un soucis de respecter les limites planétaires, puisque les conditions d’habitabilité de la Terre et les fondements de la vie sont en question. Mais aussi puisque la réduction des impacts ne suffit plus.
🍀 Le fondement du régénératif c’est de générer des impacts positifs nets. C’est un chemin à visée régénératif, on ne vous demande pas de devenir une entreprise regen dès demain !
Deux mouvements sont à engager simultanément:
- réduire nos impacts négatifs à un seuil incompressible
ET
- Générer des impacts positifs.
💸 Un impératif pour faire cela: faire évoluer son modèle économique. Avant la RSE touchait à la périphérie, mais la question avec le régénératif, c’est de toucher à vos impacts propres, il faut toucher au coeur de votre activité. Il faut ancrer le besoin de regen dans vos coeurs pour être capable de tenir le cap dans les années à venir.
Un modèle économique est basé d’abord sur un socle institutionnel, puis sur des dimensions réelles (valeurs) et les dimensions monétaires (monétisation de la valeur ⇒ combien ? Vers Qui ?)
La quasi totalité des modèles économiques sont volumiques (reposent sur le fait de vendre plus de quelque chose.) et ce système épuise (planète et humains). Maintenant on est plus dans de la croissance mais dans de l’exponentiel.
Alors, passez à un modèle serviciel. Sortir de l’idée de propriété, facturer à l’usage ou au résultat. Regarder si les intérêts avec vos clients sont alignés avec les votre.
Tentez l’émerveillement
🌿 La régénération c’est une capacité naturelle, c’est une capacité qu’on a en nous, avec la cicatrisation par exemple. La régénération c’est le propre du vivant. La philosophie de la régénération n’est pas une approche de contrôle de la nature (contrairement à la géo-ingénierie).
🧬 Il faut aller vers une économie de vie te non pas une économie de guerre… Sur le régénératif on s’appuie sur les services écosystèmiques, qui soutiennent les fondements de la vie, régulent et approvisionnent les systèmes naturels. On est dans une logique de donner ⇒ recevoir
Quelques exemples :
1 - Opérer votre activité en lien étroit avec le vivant non humain
2 - Regarder votre sourcing, remplacer des matières chimiques par des matières vivantes ou des type d’agriculture.
3 - Transformer vos bâtiments, exemple de l’hôpital qui a planté des arbres, végétalisé ses murs et toits
4 - Aller regarder les processus de production, par exemple ajouter de la phytoépuration à la sortie d’une usine.
5 - Si sur mon périmètre propre c’est compliqué, je peux résonner au niveau du système territoriale, trouver des alliances
6 - Pour les entreprises qui font du service, alors allez aider les autres! Proposez des outils qui répondent à des besoins !
Pour changer votre modèle d’affaires, mieux vaux étudier / préfigurer, expérimenter sur un périmètre restreint et protégé.
QUESTIONS - RÉPONSES
Que peuvent faire les collectivités ? Être un acteur de mutualisation, être là pour faire du lien.
Choix entre panneaux solaire et végétaliser? Quand on a un toit il faut végétaliser, si on a du foncier, mettre des panneaux solaires au sol. Pensez des solutions hybrides ! Mixer les deux.
Question sur le stockage des données ? Lumia ne propose pas mais ils ont été solicités par des gros data center, ils font du travail dans le bon sens, mais le premier mouvement est la sobriété.
A l’échelle municipale, comment embarquer les équipes pour aller vers une ville regen ? Impliquer l’humain ! Faire le lien avec son territoire ! Re créer un rapport d’amour, de beauté puis de connaissances ensuite! La souffrance aujourd’hui c’est qu’on ne sait pas quoi faire !
Modele économique volumique, quel indicateurs ? Voir le travail de Timothée Parrique
✅ Conclusion :
Vivez la démarche générative comme quelque chose de vivant, avec du fun, de la joie, de l’entièreté. Dans les lunettes qui nous conditionnent, ne négligez pas votre action, votre exemple peut résonner bien au delà de ce que vous pouvez imaginer. L’enjeux est d’allumer des lumières.
📚 Sources :
Podcast Lumia www.lumia-edu.fr
“Ralentir ou Périr” de Thimothée Parrique
💻 Présentation :
Embed Google Drive
📽️ Replay : https://youtu.be/JUnkZfbPkVY
✨ Il était une fois : des entreprises dans un futur désirable
Par Fabienne Grand, Con(mp)teuse Fondatrice de Régen’essence
Nous sommes en 2035, Fabienne revient dans les lieux de la CEC BFC 2025, elle est dirigeante et nous explique ce qu’il s’est passé ces 10 dernières années. Elle nous emporte dans tout ce que son entreprise à vécu après la CEC, le besoin d’interdisciplinarité, la création d’une Société Coopérative d’Intérêt Commun, la mutualisation de compétences avec d’autres industries du BTP, puis la création d’un centre de formation d’excellence. Mais aussi l’inclusion d’une naturaliste au comité de direction, afin qu’elle représente le point de vue des autres vivants dans leurs décisions.
💻 Présentation :
Embed Google Drive
📽️ Replay : https://youtu.be/94SA4lOIkF8
🐛 CDB #3-1 | Question générative et CAP à 10 ans
S’appuyer sur la conférence de Romain sur la régénération et de celle de Mylène comme support à la création de la question générative.
Générer le rêve de la question générative “Comment, depuis ma place particulière, suis-je le mieux à même de contribuer à l’économie du donut ?”
Et de ce rêve sans recherche de solution, comment en tirer un cap à 10 ans pour mon organisation ? Un récit pour 2035, de ce que mon organisation aura mis en place, de ce qu’elle sera devenue
🦋 CDB #3-2 | Atterrissage
Troïka consulting - regard croisé sur vos activités avec une méthodologie bien particulière.
- décrire votre question générative et votre cap à 10 ans
- entendre sans les voir et sans réagir les questions, propositions d’améliorations des autres participants
- puis partager ce qui vous a le plus marqué
🎖️ Témoignage sur la question générative et CAP à 10 ans - Marie Anne Gobert - Serfim
Par Marie-Anne Gobert, directrice des affaires publiques et RSE chez Serfim
Marie-Anne Gobert, vient témoigner du parcours de son entreprise suite à la CEC. Serfim est une entreprise de travaux publics et environnement qui a 150 ans et compte 3000 collaborateurs pour 620 millions d’euros de CA.
🧮 Elle nous raconte que en commençant la CEC, ils avaient déjà un socle solide, mais la CEC a été l’occasion de prendre le temps pour transmettre du contenu aux collaborateurs, les sessions offraient du contenu et un calendrier.
⁉️ Leur question générative est devenue leur raison d’être : « Contribuer à une meilleure qualité de vie en aménageant des territoires durables et respectueux du vivant.» . Ils ont fait le choix de ne pas mettre le mot “régénération” pour ne pas complexifier le propos.
Suite à la CEC, leurs feuille de route RSE a été renouvelée à travers 5 axes :
- Promouvoir la sécurité, l'égalité, la santé et le bien-être de tous, réduire l’empreinte environnementale
- Aménager durablement les territoires par leurs métiers
- Régénérer le vivant grâce à leurs métiers
- Garantir une gouvernance indépendante et juste qui mobilise leurs parties prenantes
- Organiser la gouvernance, avec les filiales, les partenaires (collectifs, acteurs économiques, asso), les salariés
✍️ Il a fallu ensuite mesurer, suivre et partager cette nouvelle stratégie RSE avec leurs collaborateurs et parties prenantes externes (7 familles de métiers et 50 filiales). Pour cela ils ont créé un rapport RSE de 100 pages pour intégrer pour chaque levier de redirection des fiches projets avec des indicateurs. Tout en sachant que l’embarquement des équipes, ce n’est jamais fini.
Des exemples d’action :
- Pour les salariés, ils ont tous une demi-journée RSE. (ex: fresque du climat pour tout le monde)
- Pour répondre aux appels d’offres et présenter l’entreprise, certains employés utilisent le rapport RSE.
- Systématiquement sur leurs rassemblements festifs ils parlent RSE.
- Répéter, répéter afin que tout cela infuse pour que des notions nouvelles arrivent !
Au fur et à mesure du temps, ils voient que ça prend, aujourd’hui, il y a des exigences grandissantes de la part du CA et du conseil de surveillance par rapport à ces sujets
➡️ Points forts :
- Embarquer ses parties prenantes et collaborateurs ce n’st pas simple et c’est un travail long terme mais a force de persistance, le message passe.
- La CEC a été structurante pour cette entreprise qui a fat de sa question générative sa raison d‘être.
📚 Sources :
🫔 Apport sur le processus Feuille de route
Par Nils Ohlünd et Anne-France Colisson
📋 Présentation du framework de la feuille de route CEC et des indicateurs qui nous seront utiles.
Durant cette session, nous avons amorcé le travail de la question générative et du CAP à 10 ans qui seront la base des terrains qui peuplent votre feuille de route.
Présentation de la boussole de la CEC avec le système terre, les humains et les valeurs qui sera beaucoup utilisée notamment pour trouver les leviers de redirection en session 3.
➡️ Points forts :
- La feuille de route s’amorce en session et s’approfondit entre les sessions !
✨ Plénière de clôture
Par Brieux Michoud, Délégué Général de l’association CEC BFC
3 mots clefs pour atterrir ce soir: Renoncer, Maintenir et Développer !
Présentation de The Week, un outil que vous pouvez utiliser, qui est très puissant, qui permet d’embarquer beaucoup de monde et en peu de temps!
Et pour finir, le résumé de manière graphique de cette seconde session: