La page est entièrement à jour ! (08/04/2025)
💫 La première session du 2e parcours CEC Bourgogne-Franche-Comté s’est tenue du 11 au 13 mars 2025, à la Roche d’Or. Cette session rassemble 24 d’entreprises incarnées par près de 50 dirigeantes et dirigeants de la région, accompagné·es de leurs “planet champions”, des experts indépendants ainsi que des facilitateurs et coachs. Un panel unique représentant une force de changement considérable pour entraîner le monde économique régional dans la transition écologique !
LE RÉSUMÉ
La première soirée puis la première journée sont consacrées à la difficile prise de conscience du constat de l'impasse de notre modèle de développement et des risques associés. La dernière journée permet d'acter la nécessité de se réinventer, et de remonter ensemble vers un même désir de construire une nouvelle économie.
Les participants, dirigeants et “planet champions” sont repartis de la première session avec :
- un sentiment de profonde transformation de leur regard sur la situation écologique, une gratitude pour l’expérience vécue, une détermination pour le challenge à accomplir, mais aussi une responsabilité sur l’action à mener et pression sur les résultats concrets,
- une grande cohésion au sein des groupes nommés “camps de base” et le sentiment d’appartenir à un collectif naissant qui se renforcera au fil des sessions avec déjà des initiatives de témoignages croisés, d’entraide et de coopération.
Une vidéo pour partager et se remémorer la S1
Lien vers dossier photos (public) :
Crédits photos : voir le nom des photos + Instagram Adrien Touzot (photographe) : Ze French Backpacker
Crédit facilitation graphique : Raphaëlle Colas Des Francs & Lelio Lemoine
LE DÉTAIL DES JOURNÉES
Mardi 11 mars 2025
👋 La première soirée à la Roche d’Or a permis aux participant·e·s de s’installer, de découvrir le lieu et de participer à la première plénière, mais aussi au premier Camp de Base.
“L'homme ne peut découvrir de nouveaux océans sans avoir le courage de perdre de vue le rivage.” André Gide
🎤 Plénière d’ouverture
Par l’équipe CEC Bourgogne-Franche-Comté
🤲 « Souvent les chefs d’entreprises sont seuls : là, vous êtes et nous sommes ensemble. C’est un processus transformatif pour tout le monde ! Alors il va falloir perdre certains repères, se décentrer pour peut-être aller vers la destination finale », telle est en substance l’introduction que Brieux Michoud, co-pilote de la CEC BFC, a lancée à l’arrivée en plénière des participants à l’occasion du lancement de la session 1 de la CEC BFC #2 à Besançon.
🌬️ Bravo d’être là parce que dans le climat mondial actuel, ce n’est pas facile de s’engager ! Si les vents sont contraires et qu’ils s’accélèrent, ensemble on garde le cap, avec bienveillance, exigence et courage. En coopération : nous apportons le cadre, vous apportez le contenu. Et avec humilité car face à la complexité, plus on en sait, plus on est conscient qu’on en sait peu.
« Nous sommes tous dans le même bateau ⛵ et nous vous proposons de forger une alliance pour changer de direction. Notre job c’est de vous accompagner, mais pas vous dire quoi faire ! » Nils Ohlund
« Ça se mérite la CEC, nous avons eu du mal à trouver ! », s’amuse Thomas Golly, dirigeant de Mob 21 à Arc-Sur-Tille en arrivant à la Rocher D’Or, haut lieu spirituel fondé en 1964 qui accueille la session. Et de compléter en entrant dans la salle, enthousiaste, « Waouh il y a du monde ! »
La session est pensée comme un “U” : le constat des limites est grave mais il est urgent de passer à l’action 💪. La création du collectif va donner l’impulsion pour la suite du parcours en remontant vers l’action.
« Notre idée est de vous ouvrir les portes, de changer de regard sur ce qui vous entoure. Bien sûr, vous allez peut-être écouter des contenus avec lesquels vous n’êtes pas forcément d’accord. » Brieux Michoud
🌍 Les co-pilotes Brieux et Nils présentent des concepts clefs qui vont encadrer les sessions d’aujourd’hui :
- les limites planétaires : un ensemble de 9 systèmes qui régulent les conditions d’habitabilité de la Terre pour l’Humain. Recalculés tous les 6 ans, les limites sont franchies unes à unes. Sept sont aujourd’hui dépassées, certaines sont réversibles d’autres non. Un parallèle est fait avec les limites du système “corps humain”.
- la théorie du Donut de Kate Raworth : une théorie économique qui utilise les 9 limites planétaires comme un plafond écologique, et les conditions de décence de vies humaines comme un plancher social.
Louis Pinot, co-lead programme, nous explique : « Ce soir, nous allons aborder deux de ces limites, le changement climatique et l’érosion de la biodiversité. »
➡️ Points forts :
- La situation de l’écosystème Terre est en péril, cette session nous permet de prendre conscience de la diversité des enjeux et de créer un collectif résilient qui nous mettra en action.
- La CEC vous demande beaucoup, mais elle demande beaucoup à l’équipe également, c’est une relation basée sur la confiance, la bienveillance, l’humilité, la coopération et l’exigence.
- Importance du respect des horaires, de la coopération et du tutoiement.
✅ Conclusion :
« Ce dont nous allons parler à la CEC, ce n’est pas de sauver la planète, c’est de préserver les conditions d’habitabilité de la planète. » Brieux Michoud
📚 Sources :
🌊 Constat scientifique sur le dérèglement climatique
Par Ingrid Springinsfeld, référente territorial chez Météo France en BFC
« Nous avons tous en tête les inondations en Espagne en 2024, faisant plus de 200 décès ou les mégas feux à Los Angeles (…). Le glacier d’Ossoue (Pyrénées) a perdu 60 % de sa surface entre 1911 et 2011. » Ingrid Springinsfeld
Le changement est inédit par son ampleur et sa rapidité : nous avons pris +1,1°C en une centaine d’années entre 1850 et 2024 et il s’intensifie. Pourquoi ? Les activités humaines depuis 150 ans génèrent un effet de serre additionnel.
🔁 Les boucles d’influence, nombreuses et interconnectées, amplifient le phénomène :
- Une atmosphère plus chaude contient plus de vapeur d’eau (gaz à effet de serre),
- La fonte du pergélisol libère du méthane (gaz à effet de serre),
- Les incendies libèrent des gaz à effet de serre,
- La végétation (puits de carbone) est détruite par les incendies et mise à mal par les sécheresses.
🌦️ On a tendance à confondre météo (qui se mesure) et climat (qui est la moyenne des données météos sur de longues périodes autour d’une trentaine d’années en général)
Le climat est influencé par les forçages naturels :
- Activité solaire
- Éruptions volcaniques
- Variations d’orbite terrestre cyclique
S’il n’y avait pas l’effet de serre naturel, il ferait moins 18 degrés !
Depuis 150 ans, nous avons une activité humaine qui génère des gaz à effet de serre additionnels, ce qui crée un effet de serre additionnel.
📚 Le GIEC, fondé en 1988, évalue tous les travaux de recherche et en fait des synthèses. Ainsi plus de 66 000 publications sont relues et analysées et établissent toutes que le réchauffement est imputable aux activités humaines.
🌡️ Depuis 1970, on voit donc la température augmenter et la concentration en CO2 n’a jamais été aussi élevée. (…) Ces changements du cycle de la Terre engendrent :
- un réchauffement des températures qui est inégal selon là où on se trouve.
- une forte variabilité annuelle des précipitations. Cependant, le cumul de pluie augmente dans le nord de l’Europe alors qu’en zone méditerranéenne, il diminue.
- une intensification du cycle de l’eau : les précipitations deviennent plus intenses aujourd’hui.
➡️ Points forts :
- La météo (jour après jour) est différente du climat (moyenne sur 30 ans)
- Le système Terre a toujours subi des différences de températures, mais les changements subis sur 70 ans sont de l’ordre du jamais vu : c’est une question d’échelle de temps.
- Le réchauffement climatique est imputable AVEC CERTITUDE aux activités humaines.
- Température : réchauffement partout mais dans des pourcentages différents en fonction des localisations par exemple : 30 % de réchauffement en plus en Europe
- Précipitations plus fréquentes : en moyenne, pour 1°C en plus, +7 % d’humidité en plus
- Le système terre est un cycle résilient mais fragile :
« La banquise vient refroidir le climat, de même que les forêts. Les courants marins puisent le CO2 et l’énergie en surface et les emmènent en profondeur. » Ingrid Springinsfeld
✅ Conclusion :
Il existe de nombreuses solutions pour lutter contre le changement climatique : nous avons tous un rôle à jouer.
QUESTIONS - RÉPONSES :
Y a-t-il une différence de fiabilité entre les informations des années 70 et les informations scientifiques d’aujourd’hui ?
Oui, une différence de qualité de conclusion car les rapports sont basés sur de + en + de publications (66 000 en moyenne aujourd’hui pour un rapport au GIEC). Il y a aussi une différence de technologie, notamment l’utilisation des super calculateurs pour les projections météo et climat.
📚 Sources :
- 6e rapport du GIEC (synthèse 2021 en anglais)
- Données de Météo France
💻 Présentation :
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▶️ Replay - captation de la conférence :
Une conférence consacrée à la compréhension scientifique du processus de chngement climatique.
🌿 Constat scientifique l’érosion de la biodiversité
Par Marc GIROUD, chargé de missions expertises et accompagnement à la LPO BFC
”Le mélange des cultures augmente les rendements.” Marc Giroud
L’état des lieux
La biodiversité c’est :
- une diversité des espèces (des microbes aux mammifères),
- une diversité génétique (nous la détruisons : par exemple, les variétés de légumes cultivés ont été divisées par 10 sur 80 ans)
- et une diversité des écosystèmes (urbains, forestiers, etc.)
La biodiversité sert de support (système biosphère permet de respirer majoritairement grâce aux algues), d’approvisionnement (légumes, fruits, bois, etc.), de régulation (inondation quand les sols sont érodés et vides de vie).
Constats
”Plus on est biodivers, plus on est résilient face aux aléas.” Marc Giroud
- Plus un environnement est simple et homogène, moins il est biodivers.
- Plus un environnement est nourricier, moins il est biodivers (ex : un champ de maïs de 10 hectares ne possède que du maïs, plus aucune autre espèce dans les sols, plus aucune espèce qui rende l’écosystème fonctionnel).
- Plus un environnement est biodivers, moins il est résilient.
En l’absence de certains maillons du système, il n’est plus fonctionnel. On peut passer d’une mare à un système forestier.
Une crise à toutes les échelles
La crise actuelle, c’est la disparition d’espèces et d’individus (il y a 10 000 ans, espèces sauvages = 95 % de la biomasse, aujourd’hui c’est la part des espèces domestiques).
L’IPBES (équivalent du GIEC pour la biodiversité) nous alerte sur les constats planétaires. Ils se retrouvent au niveau local, en Franche-Comté par exemple, 40 % des oiseaux sont menacés d’extinction.
Exemple du Moineau friquet, 70 % des individus ont disparus entre 2002 et 2022, demain il aura définitivement disparu.
Les 5 causes d’érosion de la biodiversité
- 🏬 Changement d’usage des sols et donc destruction des habitats
- 🐟 Surexploitation des ressources
- ⛅ Changement climatique
- 🚜 Pollutions avec notamment les pesticides produits tueurs
- 🦟 Espèce Exotique Envahissante exemple de l’ambroisie elle vient d’Amérique, aujourd’hui sur le bord des routes européennes
Les conséquences sur les entreprises
Le modèle “Humain - Production - Économie et réinvestissement” est basé non seulement sur le social mais surtout sur le monde naturel qui reste la base de tout. Si on prend acte que ce socle naturel et sa stabilité sont primordiaux, comment l’économie peut-elle redistribuer aussi à ce socle et participer à son bon fonctionnement ?
Une entreprise peut pâtir d’atteintes à la biodiversité :
- sur son image de marque (Coca-Cola, une cigogne est morte car bec coincé dans bouteille de coca en plastique).
➡️ Points forts :
- La biodiversité repose sur 3 piliers (diversité des espèces, génétique et des écosystèmes) les trois doivent être fonctionnels pour qu’elle puisse exister.
- On l’oublie, mais la biodiversité permet le fonctionnement et la régulation du monde naturel et ce dernier est le socle qui soutient TOUTES nos activités humaines.
- Un environnement très nourricier (monocultures) est forcément moins riche en biodiversité.
✅ Conclusion :
C’est aux entreprises de réfléchir à l’impact qu’elles peuvent avoir sur leur socle naturel → la CEC est là pour les aider !
Il faut accueillir la biodiversité, ne pas la considérer comme une contrainte !
“Protéger la biodiversité c’est se protéger nous et notre avenir. “ Marc Giroud
📚 Sources :
- Rapport IPBES en français (Le rapport de l’évaluation mondiale de la BIODIVERSITÉ ET DES SERVICES ÉCOSYSTÉMIQUES RÉSUMÉ À L’INTENTION DES DÉCIDEURS)
- Livret INPN : 100 chiffres expliqués sur les espèces en France
- Livret INPN : 100 chiffres expliqués sur les espèces en Bourgogne Franche-Comté
💻 Présentation : https://drive.google.com/file/d/1YuTxkDAqtvwNOYwiluvrUy4apcvBA-bd/view?usp=drive_link
▶️ Replay - captation de la conférence : https://youtu.be/2Rps0z_RW_g
Une conférence consacrée à la compréhension scientifique du processus d’érosion de la biodiversité.
🛖 Départ en Camps de Base
Par Marion ATZEL, COFA Salamandre tachetée
“Votre Camp de Base (CDB), ce sera votre maison pour cette année !“ lance Marion Atzel, COFA du CDB Salamandre tachetée, pleine d’entrain, en faisant référence à Harry Potter. “Vous serez avec les mêmes personnes tout au long des sessions que vous vivrez cette année. Vos COachs-FAcilitateurs (COFA) seront également les mêmes tout au long du parcours.”
Chaque groupe est parti dans des salles privées, les participant.e.s se sont rencontré.e.s, sans mentionner de quelles entreprises ils faisaient partie.
🥕 Dîner
En sortant des Camps de Base, les participant.e.s ont rejoint le réfectoire pour un dîner partagé avec l’équipe CEC.
Au menu : soupe, tarte aux carottes maison, et mirabelles au sirop du jardin de la communauté qui nous accueille.
Claire, gérante de la Roche d’Or, nous a partagé quelques mots sur le lieu qui nous accueille et la communauté qui y vit !
Mercredi 12 mars 2025
🌱 La journée débute par un temps en camp de base sous le signe de la connexion au vivant. Le reste de la journée est intense en terme d’informations, elle entraîne les participant·e·s dans la compréhension plus exhaustive grâce à deux conférences importantes.
Ce n’est pas l’humanité qui est confrontée à une crise écologique mais la nature qui est confrontée à une crise humaine ! Arthur Keller
🛖 Temps en Camps de Base
Gratitude et connexion au vivant avec une découverte guidée en nature, gratitude à son écosystème professionnel - ses fiertés, ses réalisations et les ingrédients et recette de ces réalisations, première connexion entre Dirigeant et Planet Champion proposée par la CEC autour du pourquoi on est là, pourquoi nous nous sommes choisis.
"On ne prend jamais le temps de se poser, de préparer un cadre, de créer de la confiance, comme on le fait ce matin, alors que c’est nécessaire", un·e participant·e en camp de base.
💥 Introduction de la journée
Par Lelio Lemoine et Louis Pinot, responsable du Programme
De nouveaux participants sont arrivés pour cette journée !
En effet, des alumnis du parcours #1, des collaborateurs et partenaires de ce parcours se joignent à nous pour partager leurs expériences tout au long de cette journée.
⏳ Conférence Déclic’Adaptation
Par Marguerite Deperrois (cofondatrice des Ateliers d’Adaptation au Changement Climatique avec Juliette Nouel)
🛤️ Marguerite a passé 10 ans chez Lafarge et a plus largement une appétence pour l’innovation. Elle vécu à Shanghai pendant 4 ans : cette période a éveillé son sursaut écologique, le film “Demain” également. Elle revient en France avec l’envie de s’impliquer de la transition écologique.
“La terre c’est comme votre température corporelle. À 40°C on ne sera pas en bon état du tout ! ” Marguerite Deperrois.
➡️ Points forts :
- Adaptation et atténuation sont indissociables.
- S’adapter c’est aussi adapter son entreprise et pour se faire il faut connaitre ses vulnérabilités, celles de son territoire également.
- Soyons réaliste au niveau des enjeux économiques
- Pensez long terme ! Ne vous laisser pas avoir par de la mal-adaptation, par des idées reçues et les obstacles sur votre parcours.
Les acquis:
- Il y a un réchauffement climatique lié aux activités humaines
⇒ On est déjà en territoire inconnu
- 2023 et 2024 ont été des années hors-normes, record au niveau du réchauffement climatique.
- La trajectoire mondiale de réchauffement climatique d’ici à la fin du siècle est de +3,1°C en moyenne, c’est +4°C de réchauffement en moyenne en France.
- Les océans se réchauffent plus vite que les terres.
↘️ Deux voies pour réduire les risques climatiques :
🛁 Prenons l’exemple d’une baignoire qui déborde et inonde la salle de bain. Deux types d’actions sont possible :
- je ferme le robinet ⇒ j’atténue. Autrement dit, je lutte contre,
- j’écope, je surélève les objets ⇒ je m’adapte. Autrement dit, je fais avec.
Il faut faire les deux. Adaptation et atténuation sont indissociables
🥵 Présentation des warming stripes tirées du dernier rapport du GIEC.
🎢 Sur les scénarios “élevés” et “très élevés”, on est au delà de l’adaptation possible. Pour les autres (”intermédiaire”, “bas” et “très bas”), il faut être prêt à être surpris, être d’accord avec la variabilité.
Qu’est-ce que l’on observe déjà ?
En France il y a une diversité des indicateurs en alerte. Que ce soit au niveau de l’eau (inondations), des forêts (mort, baisse de la croissance des arbres), de la biodiversité (avec les espèces exotiques envahissantes EEE)) ou des sols (sécheresse, érosions).
💸 Le coût des catastrophe climatique a doublé au cours des dernières années.
Alors quels impacts ces changement ont-ils sur les entreprises ?
Pour le savoir, il faut connaître les vulnérabilités de mon entreprise. Voici quelques impacts par aléas:
- ☀️ Chaleur : Aujourd’hui dans le BTP, la canicule est un motif de chômage technique. On sous-estime l’impact des vagues de chaleurs sur nous et nos collaborateurs (manque de sommeil par exemple). Sur la production, cela peut mener à un arrêt de la production. Attention on est toujours plus à risque si l’on ne dépend que d’un seul fournisseur par exemple …
- ☔ Pluie : Accès à l’eau potable (que ce soit en cas de fortes pluies ou de sécheresse, c’est un gros problème a chaque fois)
- 🚱 Sécheresse : En BFC en particulier, sècheresse des sols = secteur agricole à sec. On a avancé les vendanges de presque 1 mois.
- ➕ La somme de tout : Ces facteurs influent notamment sur l’assurabilité de nos activités. Le changement climatique est classé 1er risque majeur par France Assureurs, dans leur Cartographie prospective 2025 des risques de la profession de l’assurance et de la réassurance.
QUESTIONS - RÉPONSES :
La nature montre-t-elle des signes d’adaptabilité ?
Le problème pour la nature c’est la vitesse à laquelle ça se passe. Ce qui peut bouger ça bouge, et ça bouge déjà beaucoup !
Le futur pour la France
On est actuellement sur un +4°C de trajectoire (atteint bien avant 2100). En 2030 on sera à +2°C, en moyenne donc on sera au-dessus certaines années. C’est le scénario optimiste… On ne peut pas exclure qu’il fasse 50°C dans une grande ville française en 2050. Une France à +4°C c’est difficilement descriptible et imaginable.
“Il faut cesser de résonner en mode “petites perturbations”.” Christophe Cassou, climatologue, auteur principal du rapport du GIEC
Climadiag c’est un outil de météofrance, et on peut voir le diagnostic de votre commune en 2050 et les risques climatiques liés. Ce sont des moyennes et derrière il y a de la variabilité.
En Bourgogne Franche-Comté, 73% des communes sont exposées à une très forte augmentation des vagues de chaleurs (des nuits à + de 20 °C montent à plus de 20/an.)
QUESTIONS - RÉPONSES :
Pendant le COVID ça a fait quoi ?
Pas grand choses finalement. Ce fut un petit décroché qui a été effacé derrière, les gens ont continuer en business as usual.
Le futur au niveau mondial
Plus le temps passe, plus on observe et l’on comprend, plus le rapport du GIEC nous alerte en évaluant les risques à la hausse. Avant on parlait de changements irréversibles à partir de +3°C pour la biodiversité ; maintenant on parle de +2°C. Le réchauffement climatique deviendra le premier facteur d’érosion de la biodiversité.
“Il n’y a pas d’économie sans société. Pour avoir une société il faut avoir un endroit pour vivre correctement ensemble.” Marguerite Deperrois
➿ Les actuaires se mettent à parler de l’interconnexion des points de bascule. Des boucles de rétroactions, une fois activées, feront qu’il ne sera plus possible de réguler quoi que ce soit.
Les bénéfices de l’adaptation
Il y a des solutions, mais c’est une tendance balbutiante, mais tellement importante ! On a besoin de précurseurs, les entreprises ont besoin d’exemple.
Quatre idées reçues qui freinent l’action :
On se trompe de combat ⇒ non comme on l’a vu, l’adaptation et l’atténuation sont toutes deux nécessaires.
C’est pour plus tard ⇒ non, c’est déjà là !
On a toujours su s’adapter ⇒ oui mais avec des ressources illimités, ce qui n’est plus le cas.
Vive la technologie ⇒ c’est risqué, plus il faut un socle naturel pour avoir des ressources pour créer la technologie
Les obstacles:
📅 Court terme
📏 Suivre le règlement
🧠 Biais cognitif
🔀 Inversement... attention, le sujet c’est vous, pas le voisin
🔺 Inégalité, triangle de l’inaction, c’est à tout le monde d’agir.
Quelques exemples d’adaptation qui existent déjà :
- climatiser, isoler, végétaliser
- décaler horaires, augmenter salariés, chômage techniques.
- adapter des villes, végétaliser amène des co-bénéfices.
Attention à la mal-adaptation. Par exemple, la climatisation dans un ilot urbain rejette de l’air chaud donc elle renforce le problème et augmente la dépendance à l’électricité.
QUESTIONS / RÉPONSES
Adaptation versus sobriété ?
La sobriété est une adaptation ! C’est une solution très efficace.
Comment se mobiliser ? On se sent démunis…
L’adaptation vous encourage à avancer avec vos parties prenantes, à les embarquer, il faut trouver des mailles sur lesquelles vous reposer. Commencer une chose pour en tirer d’autre.
“Si je n’ai rien fait je suis sûre du résultats, si je fais quelques chose, d’une manière ou d’une autre, j’apprends, je rencontre.”
Comment gérer la notion de renoncements en entreprise ?
Au lieu de subir, il faut agir ! Pense un plan B qui soit régénératif, qui apporte quelque chose ! Même si c’est a petite échelle, il faut avoir envie de changer. La branche que je laisse, elle ne me manquera pas, mais j’ai envie d’attraper une nouvelle branche.
📚 Sources :
- https://meteofrance.com/climadiag-commune
- Synthèse AR6 GIEC
- Copernicus - European Centre for Medium-Range Weather Forecasts
- ONU-Emissions Gap Report 2024
- La France face au changement climatique - Rapport de l’ADEME et du Réseau Action Climat
- Haut Conseil pour le Climat, IGN, Citepa
- The cost of inaction, World Economic Forum
💻 La présentation :
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▶️ Replay - captation de la conférence : https://youtu.be/187g3nmQqZM
Une conférence sur les notions d’adaptation et d’atténuation au changement climatique.
⭐ Conférence d’Arthur Keller
Par Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience, enseignement Centrale Supélec, intervenant régulier et phare des CEC
🐘 Dans le conte des aveugles et de l’éléphant : chacun des aveugles a accès à une partie de l’éléphant et la décrit. Mais en additionnant ces points de vues, personne ne comprend qu’il s’agit d’un éléphant. Autrement dit : l’approche en silos ne permet pas de compréhension systémique.
💢 Comprendre est dépriment mais cela amorce la phase d’action qui vient ensuite. La conférence est donc articulée autour de ces deux phases du U.
➡️ Points clés :
- Il faut faire le lien entre les matériaux que l’on utilise et les écosystèmes desquels ils dépendent.
- Le changement climatique (et n’importe quel autre dérèglement vu précédemment) n’est qu’un symptôme, pas le problème de fond (maladie).
- Notre société est une grosse machine instable qui produit des déchets. Apporter des solutions soignera les symptômes mais changer le système soignera la maladie.
- Pour soigner la maladie, soyons conscients de nos vulnérabilités.
- Pour réagir à la situation actuelle du monde, il ne faut pas juste transformer, il faut anticiper les points de bascule. Les points de bascule sont des opportunités.
- Il faut comprendre et appliquer la résilience des systèmes sociaux-écologiques.
- Il faut être capable d’imaginer d’IMAGINER des systèmes de production pouvant être PRODUITS - OPÉRÉS ET MAINTENUS avec exclusivement ce dont on peut disposer dans un rayon géographique “maîtrisable”
- Il faut relocaliser - diversifier - réaménager.
✅ Conclusion :
Nous sommes face à une chance : devenir les héros de ceux que l’on aime. C’est aussi être acteur.ice d’un écosystème du changement (pour les penseurs, les faiseurs, les inspirateurs, les facilitateurs, les organisateurs)
🔛 C’est le déclic ou le déclin !
1 - COMPRENDRE - DÉCOMPRENDRE - RECOMPRENDRE
La problématique est systémique dont les incidences impacte tout le système Terre. Six dimensions la compose:
- Lithosphère
- Hydrosphère
- Cryosphère
- Biosphère
- Atmosphère
- Pédosphère - Anthroposphère
Lithosphère
De la lithosphère on extrait un certain nombre d’élément: le pétrole, le sable, l’eau.
- Pétrole : Nous avons besoin du pétrole pour tout et ça durera tant qu’il est abondant pour peu cher. En France, nous produisons à peu près 1% de ce que nous consommons. Notre vulnérabilité est extrême. Au niveau mondial, dans les prochaines 20-30 années on va sortir l’ère du tout pétrole bon marché. Aujourd’hui, un baril découvert en consomme 6 (source Rystad). Ce n’est pas une crise: ce qui va se produire c’est qu’on en aura de moins en moins pour toujours.
- Minerai : là encore, nous sommes, en Europe, complètement dépendants de cette ressource. Nous n’avons ni les minerais ni les industries de raffinage. Or, pour une “transition” ils sont indispensables pour la construction des technologies d’énergies renouvelables par exemple.
Créer des énergies renouvelables oui mais si les arbitrages sont bon. Sinon c’est très très con ! Arthur Keller
Les trois piliers de la transition énergique sont des leviers :
- énergies renouvelables
- efficacité énergétique
- sobriété énergétique : avec réduction des superflus et gaspillages ET
Même en faisant tout ça il nous faut le dernier levier : produire et consommer moins
- Cuivre : un véhicule électrique c’est 70 kg de cuivre contre 10 pour un véhicule thermique. Ce sont le Chili, l’Australie et le Pérou qui extraient le cuivre en majorité dans le monde, mais pour cela il faut de l’eau.
« Le grand projet des énergies renouvelables ne va peut-être pas aller jusqu’au bout, et pourtant vous n’en avez pas entendu parler », dit-t’il en présentant un communiqué de l’OCDE daté du 11 avril 2023.
Tous les leviers qu’on a sont du côté de la consommation pas du coté de la production. Comment dire a des pays qui dépendant du pétrole: il faut arrêter ? Nous n’avons pas de levier pour diminuer la production et la combustion. Il faut se réveiller. Il faut changer de système
- Béton : En Chine, il y a eu plus de production en 2 ans de ciment qu’au cours du siècle dernier aux États-Unis. Il y a donc une accélération de flux. Rappelons que le béton est composé majoritairement de sable. Ressource qui se raréfie, alors que tout à une limite.
En résumé :
Hydrosphère
De la pollution chimique aux innombrables plastiques qui composent aujourd’hui l’océan, nous oublions qu’il est l’espace de vie de nombreuses espèces. Parlons des animaux comme les coraux qui pâtissent du réchauffement des océans et se meurent. Alors que 85% de la vie marine dépend de ses derniers pour se reproduire etc.
Cryosphère
Atmosphère
La composition de l’atmosphère peut changer très facilement, et ça a déjà été le cas par le passé, et ça s’accélère depuis la révolution industrielle. Pour autant nous savons qu’en 2023 nous produisions encore 83% des ressources grâce au gaz pétrole et au charbon.
En France nous avons une empreinte carbone (à cause de la voiture, de l’avion, de la construction, de la viande et des produits laitiers) qui ramenée à notre PIB est relativement basse (grâce a notre mix énergétique “décarbonée”.) Nous avons vingt-cinq ans pour diviser par 5 notre impact carbone afin qu’il atteigne les accord de Paris: tomber sous les 2T par personnes et par ans.
Faire des efforts pour descendre en dessous de 4 ce serait en étant héroïque chaque jour.
Biosphère
L’Indice Planète Vivante (Living Planet Report WWF, 2023) observe une moyenne des taux de déclins des populations de vertébrés de 73%. Globalement, la vie s’effondre. Ce n’est pas une théorie mais une somme de d’observations.
“On est trop nombreux sur terre à vouloir manger autant de viande. Ça tombe bien, on n’en a pas besoin!” Arthur Keller
Pédosphère - Anthroposphère
Ce n’est pas l’humanité qui est confrontée à une crise écologique mais la nature qui est confrontée à une crise humaine ! Arthur Keller
Partant de ce constat, comment maintenir l’habitabilité de la planète terre? Il faut changer de manière de penser.
Penser en système
🔗 À ce stade, le problème auquel nous faisons face n’est pas encore clarifié (nous sommes toujours les aveugles autour de l’éléphant) mais ce qui est clair c’est que c’est grave.
🦠 Le changement climatique (et n’importe quel autre dérèglement vu précédemment) n’est qu’un symptôme, pas le problème de fond (maladie). Le problème de fond c’est que notre société est une grosse machine qui produit des déchets (solide, liquide ou gazeuses). Apporter des solutions soignera les symptômes mais changer le système soignera la maladie.
💊 Pour soigner la maladie, soyons conscients de nos vulnérabilités (aux infrastructures, technologies pour des choses vitales).
Aparté sur débat Croissance / Décroissance
Il n’y a pas eu de décroissance pendant le COVID, il y a eu une contraction économique dans un système de croissance. Tenter de changer en profondeur le modèle économique et social c’est ça entamer une décroissance. La décroissance n’est pas le contraire de la croissance. C’est un projet politique.
2- RÉAGIR
Soit on change le système, soit on se prépare à des points de rupture. Il y a quatre familles de visions de l’avenir :
Business as usual / More of the same ⇒ on va dans le mur
La transition : comment on atténue, comment on adapte ⇒ c’est nécessaire mais insuffisant
Transformations structurelles (décroissance, changement paradigmatique profond, changer rapport aux vivants) ⇒ on va un cran plus loin dans l’approche du problème, mais ça prendra beaucoup de temps.
Anticipation des points de bascule (si on arrivait pas a faire les transformations structurelles) ⇒ c’est vital si les transformations structurelles ne se font pas assez vite
Aujourd’hui, il faut être capable de changer en profondeur, et les points de bascule sont les opportunités que l’on attendait pour engager ces changements.
Il faut se demander : qui on souhaite être ? Dans quel camp je veux être ? Ne pas s’engager c’est choisir. Il y a le camp des héros, des salauds, des monstres ou des fous. Des héros, voilà ce que nous souhaitons être au moins pour nos enfants !
💭 Les récits influencent nos perceptions de l’avenir. La guerre des imaginaires a commencé. Attention aux replis identitaires, religieux ou sur les mêmes classes sociales. Le Nous contre Eux ne fonctionne pas.
Il faut être conscient de la capacité de résilience des systèmes sociaux-écologiques (différente de la résilience en biologie): cette dernière à 4 dimensions (Robustesse - Adaptabilité - Flexibilité - Transformabilité) et elle permet à une système socio-économique de se remettre de son choc.
L’atténuation et l’adaptation résolvent des évènements, toujours et seulement des évènements. Ici, nous parlons de systémique, de processus, non localisés dans l’espace et dans le temps. Les “stratégies” de la France sont pensées en résolution d’évènements, loin de stratégies globales qui lient les conséquences et nous permettent d’agir sur la maladie.
La France n’imagine pas avoir à faire à des problèmes systémique. (Dans la liste des secteurs d’activités d’importance vitale: l’alimentation est identifiée, mais pas l’agriculture…)
Il y a un enjeu crucial d’IMAGINER des systèmes de production (d’eau, d’énergie, de santé, sécurité, gestion de crise, transport) pouvant être PRODUITS - OPÉRÉS ET MAINTENUS avec exclusivement ce dont on peut disposer dans un rayon géographique “maîtrisable”
Au lieu d’avoir une approche solutioniste :
Le carburant des voitures pollue ⇒ inventons d’autres voitures
plus performantes ou d’autre sources de carburant
Ayez une approche systèmique :
Le carburant des voitures pollue ⇒ le besoin de mobilité doit être repensé ⇒ Comment faire pour que n’importe qui n’importe où puisse vivre une vie satisfaisante durablement sans avoir à posséder de voiture ?
Avec cette approche, on se rend compte qu’il y a des enjeux d’innovation derrière les low-tech par exemple.
“Il faut se donner les moyens de l’autonomie territoriale pour tout ce qui est vital”. Arthur Keller
Les solutions sont simples : il faut relocaliser - diversifier - réaménager
🌳 REAMENAGER : Appliquer des solutions fondées sur la nature - permaculture, agroforesterie, agroécologie, hydrologie régénérative - végétaliser de manière vivrière les agglomérations -
👛 RELOCALISER : Participer à des circuits courts - l’économie locale - les monnaies locales - des systèmes d’échange locaux - sécurité sociale de l’alimentation -
🤲 DIVERSIFIER : Ne pas faire ça tout seul: penser la gestion partagée des communs (voir principes d’Ostrum) - solidarité - inclusivité - justice sociale - cohésion territoriale
Pour transformer, expérimentez ! Testez !
Faites mieux à votre niveau !
Opérez des renoncements !
QUESTION RÉPONSE
Comment être un bon chef d’entreprise dans ce contexte ?
⇒ Le bon gestionnaire de crise sait temporiser dans l’urgence. Les gens qui s’en sortiront seront ceux qui sont en réseaux qui dépassent les bulles informationnelles et culturelles. On a pas assez de temps pour que ce soit parfait, donc faisons sans attendre.
Que répondre aux personnes qui mettent en cause sur la surpopulation ?
Ce n’est pas une question pertinente. Si focus GES, il y a une corrélation (non stricte) entre le nombre d’humains et leurs niveau de vie. Si focus pollution corrélation entre nombre d’humain et infrastructures. Si focus biodiversité, corrélation agriculture, modèle économique et nombre de gens. Donc ce n’est pas une question : la surpopulation n’est pas un problème systémique, mais il y a des problèmes de surpopulation localisée à certains endroits.
📚 Sources :
💻 Présentation :
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▶️ Replay - captation de la conférence : https://youtu.be/vssX_H34coM
Une conférence sur la pensée systémique et sa nécessité pour comprendre réellement les problèmes auxquels nous sommes confronté avec le réchauffement climatique.
🛖 Temps en Camps de Base
🧚 En cette fin de journée, et après un constat désormais bien posé, les camps de base sont un espace où accueillir ses ressentis, ses émotions difficiles pour les transformer, quand ce sera le moment, en élan d'action positif.
✒️ Pour cela nous nous offrons la possibilité de : • de changer de regard en recevant du soutien de nos pairs et/ou d’un être du futur, d'un ancêtre ou d’un non-humain. • de s’offrir à un temps plus long en écrivant une lettre à une personne que l’on connait et qui sera en vie en 2045 avec l´intention de nous livrer sur qui nous sommes aujourd'hui avec ces constats et nos élans d'action.
🍿 Temps du soir
🍲 Après un bon repas, les participant.e.s on assisté.e.s au visionnage du film “Une fois que tu sais” de Emmanuel Cappellin.
La projection était suivie d’un temps d’échange entre les participant.e.s et le réalisateur.
👉 Pour organiser une projection du film : contact@nourfilms.com • 06 36 07 36 99
🍃 L’arbre aux actions de Racines de Résilience :
Jeudi 13 mars 2025
🐛 La dernière journée voit éclore une diversité d’énergies. Les informations recueillies hier ont fait leurs chemin, et aujourd’hui les participant.e.s prennent le temps d’esquisser les pistes d’actions.
“Mes expériences m’ont montré que ce qui me semblait figé ne l’était pas du tout. Il y a des possibilités de changer notre époque.” Charlie Blanc
🎤 Présentation de la journée
Par l’équipe CEC BFC
✊ Brieux Michoud est en forme pour lancer une journée centrée sur l’action : maintenant que l’on sait, qu’est-ce qu’on peut faire ? Comment faire autrement ? Comment déconstruire des réflexes ?
🏁 De quoi avons-nous besoin ? Tel est le point de départ de nos échanges. Connectons-nous d’abord à nos cœurs pour nous mettre en actions. Pour cela, prenons de la hauteur et laissons nous emporter par l’overview effect.
🌏 L'effet de vue d'ensemble ou de surplomb (en anglais : overview effect) est une émotion, une prise de conscience qu’ont ressenti certains astronautes en ayant la chance d’observer la Terre depuis l'orbite terrestre ou la Lune. Cet effet provient de la mise en perspective directe de la situation de la Terre dans l'espace : une sphère fragile, finie, suspendue dans le vide intersidéral, protégé par une fine atmosphère.
✅ Conclusion :
À votre tour de tomber amoureux de la Terre. C’est cette énergie qui portera les transformations que vous allez devoir mener dans vos entreprises.
📚 Sources :
🫀 Conférence Le leadership du cœur ou la révolution par la vie
Par Patrice Valantin, “entrepreneur révolutionnaire”.
➡️ Points forts :
- L’interdépendance des espèces est le principe premier des systèmes vivants. Aucune espèce ne se suffit à elle-même
- Une seule solution : la révolution… vers une économie vivante : co-création de valeur avec les systèmes vivants, les échanges de biens et de services et la juste répartition de la valeur créée.
« Je suis très confiant pour l’avenir ; mais la transformation à opérer dépend de nous et de personne d’autres. Surtout si on se positionne en tant qu’entrepreneur. » Patrice Valantin
Entre Œtopia, son fonds de dotation et IRVIN (Inspirer la Reconversion de la Vie pour l’Immersion dans la Nature), son centre de formation, Patrice Valantin ne veut dresser qu’un témoignage d’entrepreneur et il est plus que percutant !
🎖️ Issu de Saint-Cyr, il est ancien légionnaire et parachutiste. Selon lui, les sociétés sont fragiles aujourd’hui et pour les renforcer, c’est sur la dimension sociale qu’il faut agir.
« J’ai essuyé beaucoup d’échecs et j’en suis très content car ils m’ont tous apporté de quoi faire mieux après. » Patrice Valantin
🐝 IRVIN, son centre de formation, apporte aide et structure à la jeunesse en travaillant pour l’entretien d’espaces naturels. L’entreprise débute en 2002 au service de la biodiversité. “La biodiversité, c’est tout simplement la relation avec les systèmes vivants” selon lui. Patrice nous explique qu’en 2002, personne ne parlait encore de ce terme. Et d’ajouter : « Pour moi, aucune espèce ne se suffit à elle-même, c’est cela la biodiversité. Le meilleur exemple est la fleur et l’abeille. Le réchauffement climatique ce n’est que l’un des symptômes, ce n’est pas le problème. »
🐣 Et pour changer les choses, il faut alors incarner le changement : « L’avenir dépend de moi ! »
🤝 Pour Patrice Valantin, la révolution est la seule alternative. Une révolution pour éviter la violence. Le problème reste l’individualisme. Alors il est impératif de partager, d’échanger. « L’amour, la fraternité, la camaraderie, il n’y a que ça qui rende heureux et qui permettent le vivre ensemble». Sinon nous sommes des survivalistes coincés dans notre bunker.
💗 L’assemblée semble touchée par son témoignage qui prend au cœur et aux tripes. Il ajoute que le problème n’est pas écologique mais économique. « Je ne suis ni un utopiste ni un bisounours, je pense être réaliste. Je pense à une économie basée sur la répartition des valeurs et le partage. »
Le moteur, c’est la Joie.
« Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés. » Albert Einstein
🧮 Sa méthode • Avant de faire quoi que ce soit, il faut changer de mode de pensées. • Il faut une communauté de valeurs pour avoir confiance pour bâtir l’avenir ensemble. • Il faut développer des outils technologiques et économiques.
« Derrière l’horizon ce n’est pas l’enfer, c’est juste la découverte. Alors soyons confiants et déterminés. » Patrice Valantin
✅ Conclusion :
La Clef est de démontrer qu’avec le groupe, dépasser ses propres limites est possible.
- Reconnectez-vous à votre pouvoir d’agir !
- L’amour est le principal moteur vers l’action et le bonheur.
📚 Sources :
💻 Présentation :
▶️ Replay - captation de la conférence : https://youtu.be/Syqs-jvDL44
Une conférence-témoignage d’une vision révolutionnaire portée sur le vivant.
🍀 Témoignage d’alumni
Par Thierry Bisiaux, PDG Cryla Group,
💠 Cryla Goup est un groupe de près de 200 personnes réalisant 20 millions d’euros de chiffre d’affaires dans quatre sociétés. Il est également président de Micronora, à Besançon.
📉 Fabriquant des composants de grandes précisons pour l’aéronautique, pour la défense et malgré la présence de très gros clients (Safran, Dassault, les missiles du rafale) l’entreprise a traversé des difficultés notamment à cause d’un mauvais rachat qui a lourdement pesé sur les comptes du Groupe. Il reste néanmoins très optimiste car il croit au collectif qui l’entoure.
« Je vis en Franche-Comté et c’est là que je souhaite transformer les choses déjà dans mon entreprise. Cela m’a appris de gagner en humilité et en simplicité. » Thierry Bisiaux
Petit à petit, et notamment grâce au parcours#1 de la CEC, il fait croître concrètement les valeurs de RSE dans son entreprise, réalise des bilans et diagnostics RSE et à terme il « rêve de créer une entreprise à mission ! »
▶️ Replay - captation de la conférence : https://youtu.be/rNpWxdmOCx8
Un témoignage d’un PDG qui a participé au parcours 1 de la CEC Bourgogne Franche-Comté.
🛖 Temps en Camps de Base
🌼 Après un moment de marche à l’extérieur, les participants ont pu échanger sur leurs prises de conscience individuelles
Il est temps de faire, d’agir et de penser autrement.
Nous sommes les acteurs de notre futur, seuls nous pouvons décider de la manière dont nous voulons écrire l’histoire.
La nature cherche l’équilibre, avec ou sans l’humanité.
L’urgence de la situation, c’est maintenant !
Les modèles bougent.
Revenir aux bases
Il faut faire la révolution
Constat ancien des limites de croissance : 50 ans. Pas d’effet !
Je suis petite face à l’ampleur du constat. Je dois et j’ai quand même envie d’agir.
Besoin d’être épaulé c’est certain ! Hâte de continuer le parcours pour construire/ imaginer. L’avenir de nos entreprises et nos modes de vie.
✨ Appel de la jeunesse
Par Charlie Blanc, formateurice à la coopération Fertîles et activiste au Bruit Qui Court
🧢 Charlie nous a exposé son parcours, tout en justesse et humilité, iel revient sur ses souvenirs, sa prise de conscience des injustices sociales mais aussi du dérèglement climatique. Comment son parcours (voyage, angoisses, évènements politiques) et ses questionnements (conceptuels et ) l’a poussé.e à s’engager.
🌟 Iel continue en attestant que l’on perçoit le monde depuis là où on est. Se positionner est essentiel dans son discours. “Nous ne voyons pas les choses comme elles sont, nous les voyons comme nous sommes”.
🧕 👷♀️ 👵 Pour éviter ces biais, il faut savoir reconnaître quelles personnes ne sont PAS présentes et se projeter pour savoir quelles seraient leur opinions. Soyons conscient.e.s qu’une histoire n’est jamais neutre, qu’une diversité de regards viennent façonner notre réalité.
👓 Il faut prendre en compte la multiplicité des points de vues, pas juste les inclure mais aussi les légitimer et leur donner du pouvoir. De multiples regards sont oubliés, cachés. Mettre des lunettes de curiosité peut permettre d’avancer envers ces autre regards.
“Est ce que j’investis dans ma vie professionnelle alors que je ne serai peut-être plus là à l’heure de la retraite ?” Charlie Blanc
💡 Une fois que nous savons l’état du monde: il peut apparaître comme effrayant. Pourtant, il y a tout à re-imaginer, des nouveaux lieux à créer! C’est après ce moment de bascule qu’est né le collectif le Bruit qui court. Avec les outils d’intelligence collective qu’offre Fertîles.
✅ Conclusion :
En sommes, tentons de RÉSISTER ensemble.
💬 Retours de participants :
“J’ai 54 ans, et merci de m’avoir botté le cul, cette session c’est une réelle leçon de vie, merci pour ton humilité !” Un participant
“Je reçois ce témoignage comme une nouvelle confirmation, j’émettais l’idée de faire intervenir la jeune génération: ce matin j’ai fait une balade en binôme avec un jeune, nous nous posions la question de comment travailler en intergénérationnel, inscrire cela dans notre feuille de route. Alors merci pour m’avoir confirmé que c’était la bonne voie à suivre.” Un participant
📚 Sources :
- les ressources Fertîles (coopération, facilitation etc..)
- Collectif le bruit qui court
▶️ Replay - captation de la conférence : https://youtu.be/hN1f1tL63YE
Le témoignage d’une jeune personne militante qui lie enjeux de justice sociale, d’équité et du réchauffement climatique.
🎊 Cérémonie de clôture
🎯 Après quelques mots sur la CEC en tant qu’association, Brieux Michoud nous a fait un rappel du modèle économique sur lequel repose notre parcours. Nous avons besoin de faire preuve de robustesse.
💶 Au vue de la situation, il va falloir redimensionner. Soit en baissant les coûts soit en augmentant les recettes. Nous avons déjà travaillé avec l’équipe à réduire les dépenses au maximum (en redimensionnant l’équipe, les lieux, le contenu). Alors, nous vous proposons d’aider la team recrutement (encore active jusqu’au 6 mai) à étoffer le collectif !
🤝 Si chacun emmène 1 partenaire, nous aurons la possibilité de vous proposer un parcours dans les meilleurs conditions!! De plus, vos transformations d’entreprises n’en seront que plus rapides et effectives !
“Qui est prêt pour embarquer au moins 1 entreprise ?”
On se retrouve pour la session 2 le 14 Mai 2025 à la BSB de Dijon!
Et pour finir, le résumé de manière graphique de cette première session:
(version HD arrive bientôt)