Explorer et itérer vers de nouveaux modèles économiques régénératifs du vivant : communs, permaculture, bio-inspiration… Se donner un nouveau récit et un cap à visée régénérative horizon 2030 qui retrouve un ancrage dans les territoires, dans une dynamique écosystémique.
LE RÉSUMÉ
🗓️ Mercredi 25, jeudi 26, vendredi 27 juin 2025
📍 Maisons de Châtel, Gizia (39)
🌿 La session 3 emmène les participants un petit peu plus loin dans la compréhension des liens intrinsèques entre vivant et entreprise. Ils appréhendent les pressions qu’ils causent à travers leurs activités en considérant leur chaîne en amont et en aval.
Lien vers les photos :
Crédit photo : voir nom des photos
Crédit facilitation graphique : Raphaëlle Colas Des Francs & Lelio Lemoine
LE DÉTAIL DES JOURNÉES
Mercredi 25 Juin 2025
🤝 Cette première soirée à permis aux participants de se retrouver, et, entouré des paysages de Châtel, de réfléchir à comment se connecter au vivant.
“Ce n’est pas en tant qu’humains que l’on protège une altérité qui serait la ‘nature’, c’est en tant que vivant que l’on défend le vivant.” Baptiste Morizot
🍎 Plénière d’ouverture
Par Brieux Michoud, Délégué Général de l’association CEC BFC et Anne-France Colisson responsable du Programme
La plénière s’ouvre avec une vidéo montrant les “respirations de la terre” suite à ce moment de poésie, Lelio et Raphaëlle nous ont présenté le traditionnel point récapitulatif de la session précédente, à travers vos réponses aux questionnaires de satisfaction et le récap dessiné.
Nils nous a ensuite présenté les objectifs de la session 3 en rappelant que la CEC est un système vivant grâce à la résilience de toutes et tous.
🗺️ Ulysse Teixeira nous a présenté le lieu qui nous accueil : les maisons de Châtel
🧮 Brieux nous rappelle les fondamentaux de notre relation au vivant, nous sommes dans une économie dégénérative, c’est elle qu’il faut changer et réinventer. Il nous rappelle que le vivant c’est non seulement les éléments qui le compose mais aussi leurs interactions, ainsi que leurs fonctions.
“Ce n’est pas en tant qu’humains que l’on protège une altérité qui serait la ‘nature’, c’est en tant que vivant que l’on défend le vivant.” Baptiste Morizot
🏛️ Anne-France nous rappelle les 3 piliers de la méthode CEC :
L’économie régénérative c’est comment on donne les conditions du plein potentiel au vivant. La boussole CEC nous aide pour faire advenir cela.
Retour sur la théorie du donut : ne pas oublier que c’est un guide pour répondre aux questionnements que vous vous posez avec votre entreprises.
Retours sur les 3 horizons à garder en tête, l’horizon 1 est celui actuel, le second est l’innovation qui nous permets d’aller vers le 3e, un futur viable et désirable. Les 3 se chevauchent, il faut du temps pour passer du 1er au 3e.
➡️ Points forts :
3 intentions pour la session :
- comprendre le vivant
- comprendre et instiguer la coopération
- lier le vivant et l’entreprise
✅ Conclusion :
Une ouverture de session sous le signe du vivant, que replonge en douceur les participants à travers les notions déjà vues lors des sessions précédentes.
🐝 Conférence “Ce que nous devons à la biodiversité”
Par Emmanuel Delannoy, Chef de projet Réseau Territoires et Entreprises à l’OFB / Biodiversité, permaéconomie et biomimétisme
Il y a plus de merveilles dans ce monde que tes rêves ne pourront jamais en contenir. W. Shakespeare
🌏 La biodiversité, c’est le réseau du vivant qui permet l’habitabilité de la Terre
Définition de la biodiversité : la biodiversité c’est tout le vivant à chacun de ses différents niveaux d’expressions et surtout ses interactions. Diversité à 3 niveaux :
- spécifique (des espèces),
- génétique (des gènes),
- et écosystémique (des écosystèmes).
Cette définition nous appelle à repenser notre individualité, nous ne sommes pas des individus mais des écosystèmes.
📄 « La nature décline globalement à un rythme sans précédent » alerte l’IPBES
Cette biodiversité ne va pas bien. Nous sommes entrés dans la 6e crise d’extinction majeur de la biodiversité, la dernière, c’était les dinosaures il y a 65 millions d’années. Le taux d’extinction des espèces est 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel. On a aujourd’hui 1 million d’espèces, animales et végétales menacées d’extinction ! Normalement on est pas censé expériencer à échelle humaine, des extinctions d’espèces….
💥 Quelles menaces pèsent sur la biodiversité ?
Nous ! Les Humains qui créons les 5 causes majeurs de la perte de la biodiversité (selon l’IPBES) :
- Destruction des habitats
- Surexploitation
- Changement Climatique
- Pollutions
- Espèces Exotiques Envahissantes
C’est un classement valable à échelle mondiale, mais attention l’ordre peut différer en fonction des lieux et des écosystèmes, locaux.
Il faut collectivement changer de regard sur la vision de l’écologie : avant c’était du constat (il a pollué, et on cherchait le responsable)… Aujourd’hui la logique est de se dire que la destruction du vivant à un impact sur toutes et tous, et à toutes les échelles. Il s’agit donc de changer cette manière de penser, et de considérer que polluer c’est s’autodétruire.
Les entreprises ont toutes un impact sur les écosystèmes et les services qu’ils rendent. Elles dépendent toutes des écosystèmes et des services qu’ils rendent.
🔴 La dégradation des écosystèmes présente des risques économiques.
🟢 Leur préservation et la restauration de leur fonctionnalités offrent des opportunités économiques.
⇒ Les activités directement liées à la protection de la nature génèrent à elles seules 35 000 emplois et contribuent au PIB national à hauteur de 2,5 milliards d’euros. Chaque million d’euros investi dans la protection ou la restauration de la nature génère en moyenne 19 emplois non-délocalisables.
Services écologiques
Divisés en services d’approvisionnement, de régulation, culturels ou de soutien, ils sous-tendent toutes nos activités.
- Nous créons et transformons des choses, cela est possible grâce aux systèmes d’approvisionnement.
- La composition chimique de l’atmosphère ou de l’océan n’ont pas changé depuis des milliers d’années, et cela est possible grâce aux systèmes de régulation. Malheureusement, les activités humaines les dérégulent. Les phénomènes de zoonose (transmissions maladie animaux → humains) ont été multiplié par 50.000 depuis 1945… Il faut s’attendre à une pandémie de l’ordre du COVID tous les 10 ans…
- Les services culturels, au delà de leurs importance dans nos société (art, beauté, sports) ont un impact sur la santé humaine, physique et mentale. Deux malades avec les mêmes pathologies, les mêmes soins etc.. Celui avec une vue sur une forêt va guérir plus rapidement !
La contribution de la biodiversité à la richesse nationale à été calculée. Indirectement, si on regarde l‘amont et l’aval, 80% de l’économie française dépend de la biodiversité !!
Présentation de LUCA (the Last Universal Commun Ancestor). C’était un organisme unicellulaire, qui s’est diversifié par la logique de la génétique. Elle ne copie jamais exactement mais laisse de la place à l’erreur, qui devient un bénéfice. De la diversité sont nait deux principes :
- la compétition qui va sélectionner (ex : prédation du lion sur la gazelle, va sélectionner les gazelles les plus rapides)
- et la coopération qui va créer (ex : le lichen à la fois algue et champignon, il peut se développer là où ni l’un ni l’autre seuls le peuvent)
Entretenir la diversité, c’est éviter la standardisation qui amène à la situation actuelle :
La biodiversité est un fournisseur qui n’envoie jamais de factures. Emmanuel Delannoy.
Il faut prendre en compte la réalité de la diversité qui permet l’adaptation, alors que l’uniformité est vecteur de risques. Nos sociétés étant de plus en plus variables et de plus en plus instables, il faut être multiple pour s’adapter à l’improbable qui va arriver !
Ça peut sembler complexe de d’appréhender ces enjeux, mais dans vos entreprises vous avez déjà des ressources que vous ne soupçonnez peut-être pas. Demandez à vos salariés quelles sont leurs connaissances du vivant : vous serez peut être surpris! Cela participe à identifier localement les réseaux sur lesquels vous pouvez vous appuyer. Soyez modeste, vous allez vous tromper, ce n’est pas grave, faites des tests à petite échelle. Ne déployez pas tout tout de suite à grande échelle.
Une ville humaine est un réseau qui fournit ses services à une seule espèce. À l’inverse, une ville végétale (forêt) fournit des habitats à toute une diversité d’espèces, de manière efficiente (optimisation) et ne produit aucuns déchets. Les solutions auxquelles on est confronté existent déjà, il suffit d’observer !
Les « principes inspirés du vivant »
Quelques exemples (voir Butterfly) :
- Dans une forêt, il n’y a pas de tableau de bords, c’est décentralisé, et ça marche !
- La diversité amène de la résilience ! Dans la crise des subprimes, les endroits les moins touchés, c’était les bureaux avec le plus de diversité notamment de genre des traders.
- La croissance, pour tenir au long terme, est toujours limité : les arbres ne montent pas jusqu’au ciel !
Cette démarche d’apprentissage par observation du vivant et des vivants, c’est le biomimétisme, c’est une approche et maintenant une méthode qui nous permet de nous inspirer du vivant pour résoudre nos problèmes humains. Cependant ce n’est pas un catalogue de solutions, mais de bonnes questions ! Il y a une méthode de design structurée pour devenir biomiméticien.
🧩 Parties prenantes, impacts et dépendances
Comprenez où sont vos relations de dépendance avec vos parties prenantes et à quelles services écosystémiques ils se relient pour savoir où et comment agir. Il faut créer les conditions pour que le système exprime son plein potentiel. La perma-économie fonctionne de manière similaire à la permaculture.
Réfléchir à ce qui ne doit pas changer : qu’est ce qu’il faut préserver ? De là, à quoi sommes nous prêt à renoncer ?
➡️ Points forts :
- Il n’est plus a prouvé que l’humain est la cause des dérèglements à l’échelle planétaire.
- Pour autant, votre entreprise peut avoir un impact positif, si elle se relie aux pressions qu’elle exerce sur le vivant.
- Pour trouver des solutions, votre entreprise peut utiliser “les principes inspirés du vivant” et travailler en bio-mimétisme. L’humilité et la coopération seront vos meilleurs outils.
✅ Conclusion :
Pour prendre une métaphore du surfeur, il ne cherche pas à contrôler la vague, mais il contrôle sa posture pur tirer profit de la puissance de la vague.
Voyagez léger, et pas seulement matériellement, car ce qui est lourd c’est nos schémas mentaux, nos idées, nos croyances. Peut-être renoncer à la notion d’être “maître et possesseur de la nature”.
Il faut repenser l’usage que l’on fait de la technologie que l’on a inventé. Nous sommes une société qui a perdu confiance, qui a perdu la pro-sperité (capacité d’un groupe à se projeter dans l’avenir). Un peu plus d’humilité.
📚 Ressources :
(site d’Emmanuel) 💻 Présentation :
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📽️ Replay :
🌳 Atelier connexion au vivant
Par Marion ATZEL
Marion a proposé aux participant.e.s une expérience: celle de réussir à reconnaître un arbre, sans l’avoir vu, mais on l’ayant touché, senti, experiencé à travers ses autres sens.
➡️ Points forts / conclusion :
- Nous ne sommes pas habitué à utiliser nos autres sens que celui de la vue pour reconnaitre d’autres espèces.
- Il est clair que chaque arbre à une individualité puisque chacun.e a réussi à le reconnaitre.
- Une fois ainsi rencontré, il est possible de retourner le voir, tel un ami que nous visiterions.
📚 Ressources :
🧀 Dîner en Camps de Base
Chaque camps de base à pu se retrouvé autour d’un diner partagé, où chaque participant.e à amener une spécialité de sa région.
Jeudi 26 Juin 2025
🧚 Le 2e jour de la session 3 a proposé aux participant.e.s un mix de moments en camps de base ainsi que des moments de conférences et de témoignages en plénière. Centré sur la mise en action, cette journée était aussi l’occasion de faire un pas de côté grâce au voyage en 2045.
“Bienvenue en 2045 !”
✨ Plénière d’introduction
Par Marion Atzel, COFA et Brieux Michoud, Délégué Général de l’association CEC BFC
Marion, COFA, nous a proposé un petit jeu d’introduction à cette journée, dans lequel les participants ont été amenés à nommer des entreprises à partir de leurs logos, puis à nommer des arbres à partir de leur feuilles. Ils ont ainsi réalisé le manque de connaissances collectives pour réussir à appréhender le vivant.
Brieux nous a ensuite fait un point sur l’histoire de la CEC, sa raison d’être et ses projets à venir. N’hésitez pas à consulter les études de cas, témoignages, podcast et interviews qui sont répertoriés sur la page de ressources de la CEC.
📚 Ressources :
💻 Présentation :
💫 Conférence “Recoupler avec le vivant”
Par Brieux Michoud, Délégué Général de l’association CEC BFC
Le constat
Brieux à commencé par un rappel des 5 causes d’érosion de la biodiversité :
- Destruction des habitats
- Surexploitation
- Changement Climatique
- Pollutions
- Espèces Exotiques Envahissantes
Différents rapports existent pour creuser ces causes (voir les ressources). Nous occidentaux on achète des terres, on fait ce qu’on veut dessus, c’est une vision extrêmement anthropocentré.
Nous sommes des réassureurs, des assureurs d’assureurs.. Mais nous nous demandons pas quelle est la valeur des 18% d’oxygène sur la planète ? Si c’est 0, votre entreprise c’est 0 aussi ! Le cycle de l’eau c’est pareil, si c’est 0 valeur pour vous… ? C’est un prisme de réflexion...
💶 Il y a une dissymétrie du PIB ou des sommes d’argent que l’on est prêts à consacrer en fonction de la considération qu’on a du vivant (différence animaux domestiques / animaux sauvages par exemple)
👓 Globalement, on voit le monde de 2 manières :
- Extractiviste : Le vivant est un décor est une ressource dans lequelle on pioche et
- presque Animiste c'est celle qu'on a entendu juste avant où je suis le vivant et même ma notion d'individualité n'existe même pas, je fais partie d'un grand tout où mes actions impactes celles des autres.
On oscille tout le temps entre ces 2 visions.
- Tantôt on voit le vivant comme une ressource, on y voit la possibilité d’y faire un marché, quelque chose de fonctionnel
- Tantôt plus dans l'esthétique qui va nous travailler (c'est un être c'est une vie quelque part ça a une valeur intrinsèque indépendamment de la valeur économique). c’est pas forcément ‘beau”
Mais comment ça se fait que l’on bascule plus du coté extractiviste ?
À cause du découplage physique et culturel. Dans notre système actuel, on extrait, on transforme, on utilise et on jette. L’hyper-spécialisation de nos activités nous fait perdre de vue l’étape première du processus extractif.
❔ Alors que faire ?
- Se former
- Philanthropie environnementale
- Réduire ses impacts (attention effet rebond)
- Pas seulement compenser, mais:
- Changer de modèle économique,
- Changer de marché ou
- Arrêter une activité.
Toujours avoir cette question en tête :
Est ce que je contribue chaque année, à travers mon activité propre, à un impact positif sur le vivant ?
💡 Cas concret 1 ⇒ Une entreprise qui créer des enseignes lumineuses
1- Cette entreprise à d’abord repensé son système d’approvisionnement (et a choisi des matériaux plus vertueux). Puis il a repensé son système de fonctionnement avec une possibilité de location de ses enseignes.
Comment aller plus loin ? Il pourrait penser à l’usage, comment participer à mettre de l’éclairage sur autre chose ? Que ses produits servent à d’autres acteurs, plus vertueux. Si il fait ça il va être obligé de s’intéresser à l’usage de son produit. Et donc de découvrir l’impact réel de ses produits. Cette vue sur l’usage le reconnecte au vivant.
Ces avancées permettent d’aller doucement vers le 3e horizon, en impactant d’autres facteurs que seulement la production.
⛽ Cas concret 2 ⇒ Une entreprise de carburant pour tracteurs
Cette entreprise à d’abord segmenté son marché pour se concentrer à faire évoluer une partie de leur modèle.
On peut imaginer qu’ils choisissent de louer un tracteur avec de l’essence dedans. Alors ils vont vouloir que le tracteur roule moins possible, cela va questionner les acteurs avec lesquels le client travaille. Ce changement aura des co-bénéfices, et va permettre de changer les modalités, en partant de la problématique du changement climatique, il va devoir s’intéresser à d’autres pressions.
💶 Cas concret 3 ⇒ Le métier d’assureur
Son activité est d’évaluer les risques, de contractualiser et de dédommager le jour où il y a un sinistre.
Si il décide d’assurer les récoltes au lieu de l’exploitation, il dégage alors une vue sur l’usage. Il a intérêt à ce que la personne ait une production la plus durable et résistante possible. Il va internaliser une partie de la contrainte de ses clients. Il devient alors un acteur de la réduction des pressions en tant qu’assureur ! Il ne faut pas rester sur “sa pression”, mais voir ceux de vos clients et partenaires également.
➡️ Points forts :
- On a trop fragmenté nos chaînes, il faut retrouver une vue sur l’usage de nos activités.
- Il faut s’appliquer à comprendre les enjeux de ses clients et de ses fournisseurs pour avoir une vue 360°
- En se posant les questions des enjeux économiques,
✅ Conclusion :
Faire lien avec le vivant c’est retrouver dans notre chaîne de production où est ce que les pressions contre lui sont le plus forte ? Et même si c’est en amont ou en aval de mon activité, avoir la force de changer, si besoin, jusqu’à mon système économique pour soulager ces pressions.
📚 Ressources :
💻 Présentation :
📽️ Replay :
🧮 Ateliers “Quels leviers pour régénérer le vivant non humain ? “
Les participant.e.s ont pu s’inscrire à chacun des ateliers qui leurs ont été présentés la veille. L’idée de ces ateliers est de commencer à cibler quelles pressions s’appliquent à nos activités.
🚜 Agriculture intensive et usage des forêts perte de la fertilité et érosion des sols
par les COFA Marie, Emilie et Emmanuel DELANNOY de l’OFB
Le résumé de session est ici:
No access
Contact: Emmanuel Delannoy
Chef de projet Réseau Territoires et Entreprises à l’OFB
mail :
🏢 Urbanisation et artificialisation des sols
facilité par les COFA Mathieu et Ripa et Camille BUYCK de ALTERRE BFC
Le résumé de l’atelier est lisible ici : No access
🧪 Perturbation des milieux naturels pollution chimiques, sonore, lumineuse et olfactive
Facilité par les COFA Florence et Valentine et Vincent DAMS de Jura Nature Environnement
Contact: Vincent Dams
Chargé de mission et animateur Nature DAMS Jura
mail :
Les pollutions chimiques, lumineuse, sonores et olfactives… quesako ?
Est-ce qu’il n’y a que les humains qui polluent?
Non. Ce faux de penser que « les humains ils polluent et les non-humains ils polluent pas »
Certains vivant génèrent de fortes perturbations et pollutions aussi (éruption volcanique, pollution chimiques…) mais les autres espèces ont eu le temps de s’adapter.
Le souci de nos pollutions, c’est la rapidité d’introduction (depuis 150 ans par rapport aux millions d’années d’évolution et de co-adaptation), qui bride les capacité d’adaptation, ou d’accomodation du vivant non-humain.
- Pollutions chimiques : Ce qui pollue l’air, l’eau, le sol.
Les pollutions chimiques sont beaucoup plus impactantes dans l’eau directement que dans le sol. Comme un sol vivant a une plus grande capacité de traitement et d’épuration. Ex: Lors de journées de sécheresse, les micro-pollutions s’accumulent sur les routes. Les pluies qui suivent vont emporter cette concentration de micro-pollutions dans les ruisseaux, et les poissons risquent d’être retrouvés morts.
- > Action : Pour vos entreprises, regarder où se redirige l’eau qui s’écoule de vos parkings? Comment la faire passer par le sol plutôt que de rejeter dans l’eau directement ?
- Ne pas rejeter avec des buses, ni à ciel ouvert.
- Eaux usés et eaux de pluie. Parfois la station d’épuration ne peux pas gérer, et ouvre les valve. Réseau unitaire. Besoin de séparer le traitement de l’eau de pluie et des eaux usées.
- Pollution lumineuse :
- C’est comme si on avait un lampadaire que l’on ne peux pas éteindre dans notre chambre. C’est une source de stress, on sera fatigué, et vulnérabilité aux maladies.
- > Action : Éteindre la nuit. Regarder la direction des faisceaux lumineux, et rediriger les faisceaux lumineux tourné vers des milieux naturels (bocage, foret, plaine…) vers le bâtiment.
- Pollution sonore et olfactives : « on est à la pré-histoire ». Pas d’exemple, pas de suivi.
Comment réagissent les espèces face à ces pollutions, ces perturbations?
- Face à une perturbations, certaines espèces disparaissent, meurent, ou sont exclues d’un milieu.
- EXCLUSION : Par exemple, sur 29 espèces de chauve-souris dans le jura. Seulement 5 qui supporte la pollution lumineuse, les 24 autres sont exclues de ces milieux à forte pollution lumineuse).
- MORT : Les papillons diurnes fonctionnement avec les astres, c’est lié à leur reproduction. Avec la pollution lumineuse, ils se perdent, et ne se reproduisent plus.
- La plupart ne vont pas mourir, mais être perturbées.
- S’ACCOMODER : Par exemple, les Martinets qui nichent maintenant uniquement sur des façade de bâtiment construites par l’homme. On ne retrouve plus de nids de Martinets dans des zones sauvages.
- S’ADAPTER, par la diversité génétique.
Questions / réactions à Vincent ?
- Comment faire un état des lieux de l’impact biodiversité pour nos activités ? Si ce n’est les listes rouges de l’IUCN. Comment rendre simple l’état de santé de la biodiversité d’un territoire?Pour inventorier la diversité d’un territoire, c’est impossible, pourquoi on se concentrerait uniquement sur les mammifères? Quand-est ce que l’on s’occupe des punaises? On peux s’intéresser aux espèces mascottes (hérisson, castors, chauffe-sourie). Des espèces « parapluie » qui vont avoir un impact positif sur l’ensemble des autres espèces.
- « Il faut être calé sur tous les sujets. J’aquiesse sur la chauffe-souris, mais je n’avais pas pensé à la punaise. On a besoin de personnes qui nous accompagne pour mieux comprendre notre impact, sachant que ce n’est pas monétisable. « comment monétarismes l’impact de la punaise? » Cela demande de sortir de la logique de l’entreprise ?
Oui pour se faire accompagner, c’est un long chemin de reconnexion au vivant. On devrait être heureux de savoir que les milieux naturels autours de nous sont en bonne santé, même si on en retire pas une utilité, une contrepartie monétaire. On devrait sortir de cette logique utilitariste par rapport au vivant. Se faire accompagner facilite l’intégration de certaines règles de bases, certains réflexes qui permettent de sortir des silos de pensées de l’entreprise. Car certaines bonnes actions peuvent devenir de fausses bonnes idées si elle n’est pas pensé à l’échelle systémique. Par exemple : Mettre des ruches ? Vigilance à regarder s’il y a d’autres ruches autours, et quel est l’état de la ressources en fleurs autours, pour ne pas mettre les abeilles domestiques en concurrence.
Pollutions et services écosystèmes :
- Santé mentale et physique : Impact fort.
- Loisir et eco-tourisme Impact probable ex : marée noire
- Valeurs esthétique Impact probable ex: marée noire
- Valeur spirituelle Impact croissant. On voit la solastagie: revoir un paysage pertbé (Gange)…)
Service d’approvisionnement :
- Eau alimentation : Impact fort.
- Eau douce : Impact fort. De nombreuse voies communales qui doivent être fermées.
- Médicinale : nouvelles molécules dans les Fons marins, médecine de la foret…
- Matière première renouvelables :
Service de soutien:
- Cycle des nutriments: Impact fort. Un sol est bien moins vivant lorsqu’il est pollué.
- Photosynthèse : Minime. des poussières qui viennent sur les feuilles et qui bloquent la photosynthèse..
- Formation des sols. Impact fort. La sol se forme 1mm en 1000 ans.
Service de régulation:
- Régulation de la qualité de l’air : Impact fort.
- Régulation du climat : Impact fort. Si un sol est moins vivant, car pollué, il stock moins de carbone.
- Régulation de l’eau : Pas d’impact.
- Régulation de l’érosion : Pas d’impact.
- Purification de l’eau : Impact fort.
- Régulation des maladies et des nuisibles. Impact indirect. La biodiversité est impacté par la pollution lumineuse, c’est un stress qui provoque une vulnérabilité aux maladies.
- Pollinisation : Le spectre des polinisateurs et fortement impacté par la pollution lumineuse, olfactive et chimiques.
- Modération des événements extrêmes : Pas d’impact.
Et si, il n’y avait pas de pollution lumineuse, chimique, sonore, et olfactive ?
- Cadre de vie amélioré. Santé des milieux naturels Cela crée les conditions de déconnexion au vivant. (service culturel)
- Santé physique et mentale : moins d’éco-anxiété, moins de cancers, moins de maladies qui explosent. Moins d’anti-depresseurs (produits chimiques) grâce au vert.
- Déconnexion au vivant. On devrait apprécier, mais pas s’étonner. « C’est normal de voir des animaux »
- Apprendre à s’accommoder des cycles de la vie, comme le surfeur qu’il faut suivre. Me laisser porter par ce cycle. Lien avec le « surfeur » évoqué avec Emmanuel Delannoy. Retrouver cette souplesse dans l’entreprise. « Y’a pas obligations d’avoir de bénéfices économiques ». On chemine, on a pas toutes les connaissances techniques… Alors on essaie, et si on se trompe en chemin, on change de voie. On ne peux commander à la nature, qu’en lui obéissant. Comme les voiliers, qui l’ont bien compris. Le cycle de la vie, je surfe dessus.
- On fait partie de la nature > Réintégrer l’humain dans ces cycles
- Pouvoir boire l’eau des rivières
- Revoir les étoiles
- Travailler au rythme des saisons
- Plus de biodiversité, plus de diversité, plus de résilience, plus de résilience. Vigilance à ne pas avoir une vision qu’utilitariste d’une biodiversité en bonne santé.
- Arrêter d’être classifié nuisible pour d’autres espèces
- Accepter d’avoir une vie réduite en nombre d’années. Même si l’espérance de vie plafonne
- Plus de variété de médicaments potentiels
- S’inpirer de la nature
Quels sont les leviers d’action de l’entreprise ?
Qu’est-ce qui pousse les entreprises à l’action pour limiter ces pollutions?
À court terme, c’est la réglementation. Mais comme les législateurs en France diminuent, cela devient moins contraignants. La réglementation devient un cadre dans lequel c’est les entreprises sont invitées à cheminer dedans. Invitation à se renseigner sur la classification ICPE.
Quels sont leurs leviers d’action ?
- En aval, créer de nouveaux marché. En amont, mettre la pression sur ceux qui achètent.
➡️ Points forts :
✅ Conclusion :
📚 Ressources :
💻 Slides :
💧Usages de la ressources en eau
Facilité par avec les COFA Marion et David et Antoine LAGNEAU de ALTERRE BFC
Contact: Antoine Lagneau
Chargé de mission Eau-Alimentation/Animation du réseau CAPTER
💻 Slides :
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🎤 Témoignages
Par Laurent Boiteux Délégué général (Cluster Robin.s)
Armé d’un passé d’agenceur et d’architecte, Laurent Boiteux s’est orienté dès 1999 vers l’accompagnement de projets vertueux et vers la formation des acteurs du bâtiment. Il mène des actions en faveur de pratiques professionnelles responsables, engagées et collaboratives. Aujourd’hui, il tient le poste de délégué général du Cluster ROBIN.S et, à ce titre, il anime et représente une partie de la filière Construction Bois et Biosourcés.
Pendant 30 ans il a vécu de manière conventionnelle, il a fait de la science dure, il est sorti de l’école à 28 ans, il a fait architecture, beaux arts etc… il a fait des logements conventionnels pendant 10 ans, puis il a découvert la notion de développement durable en 1999. En découvrant cela il a changé de voie. Aujourd’hui il est délégué général, il organise la dispute entre les gens. Cluster Robin.s est un groupement d’entreprises qui s’emploie à faire du bâtiment de qualité, qui essaie de faire mieux avec moins, des bâtiments qui ne consomment plus d’énergie mais qui produit pour de la biodiversité, produire plus de santé qu’il n’en consomme !
Il faut réussir à gagner la guerre environnementale que l’on est entrain de vivre actuellement. Nos enfants n’ont plus de matières premières à part les produits connexes (nos déchets).
Précision de la différence entre coopération (l’individu reste responsable) et collaboration (l’individu existe mais n’est pas scindé dans le nous)
➡️ Points forts :
- Quand on entend Développement Durable on pense souvent à la nature mais il faut aussi penser à :
- l’Equité Sociale
- l’Efficacité économique
- Il va falloir mettre ses talents au service de soi et des autres
- Le but de la vie c’est de régénérer la vie. Il faut avoir confiance en les autres et laissez l’autre être lui-même.
- Aujourd’hui il faut intégrer la mort et travailler avec, et arrêter d’utiliser des matières premières mais utiliser des déchets.
- Il existe aucuns précurseurs mais que des retardataires (Jean Cocteau) donc faites que le présent soit beau avec les personnes que vous avez.
- L’argent n’est pas le nerf de la guerre, en tout cas, pas le seul. C’est aussi des compétences et du temps.
📽️ Replay :
Ripa témoigne de son parcours: née à Erevan, la capitale de l’Arménie soviétique, (ex URSS) elle a connu durant sa vie un effondrement de la société et deux effondrements monétaires.
Son père était un ingénieur de la formation, sa mère était une scientifique. Sa famille menait donc un train de vie assez aisé en possédant leur propre appartement deux pièces, une télévision, un frigo et un aspirateur, mais pas de voiture. Avoir sa propre voiture à l’époque était un fait rare, nous nous déplacions majoritairement en transports en commun.
Et puis les années transitoires sont arrivées, ce sont les années de fin d’URSS. L’Arménie, comme un nombre d’autres républiques Soviétiques aspirait à son indépendance.Pendant un certain temps, l’armée déployée par le système en place et le quotidien ordinaire des gens cohabitaient ensemble.
Et puis, elle a entamé sa deuxième vie quand la période des « années noires » est arrivée. L’URSS n’existait plus, chaque pays le composant étant devenu indépendant. Les nouvelles frontières sont nées, les approvisionnements ont été rompus, y compris ceux de la nourriture et de l’énergie. La population n’y était pas préparée, privée de gaz, de pétrole, et d'électricité. 80% des forêts Arméniennes ont disparu pendant ce période. Les gens se chauffaient avec tout ce qui pourrait brûler : bois, plastique, banc des jardins, parquets, livres.
Avoir du pain, sucre, du savon ou autre était très difficile. Un système des tickets de rationnement a été mis en place plus tard pour l’ensemble de la population. Elle continuait ses études à l’université, années noires ou pas.
Et ce qui est important de souligner c’est l’entraide, la solidarité et l’unité entre les proches, amis ou voisins. Ceux qui avait un poêle invitait les voisins à venir se chauffer chez eux. Ceux qui avait des familles dans les campagnes qui leur fournissait de la nourriture le partageaient avec les autres.
La lumière est revenue dans la ville. Les années noires sont passés, la jeune Arménie indépendante a commencé de se remettre de ce période et de se reconstruire. Et pour sa part, en tant que styliste, elle était attirée par la capitale de la Mode: Paris.
Ainsi elle a déménagé en France pour y commencer sa troisième vie. Son seul souci à cette période de quinze ans était de faire sa place et de construire une carrière. Tout cela c’était avant qu’elle ne découvre le Changement Climatique. Quand elle a lu les extraits du rapport du GIEC, tout a basculé.
En s’appuyant sur son vécu personnel, elle a compris instantanément à quel point les changements qui nous attendent sont importants, à quel point tout est interconnecté et fragile, et à quel point il est important de s’y préparer.
➡️ Points forts :
Aujourd’hui elle est devant vous, dirigeants d’entreprises, avec quatre messages à faire passer:
- La vie sobre peut être heureuse
- La coopération et l'entraide sont très importants
- Nous avons tous la chance de pouvoir nous préparer aux changements et d’être précurseurs des changements positifs
- Souvenez-vous, quoiqu’il arrive la vie continue !
💻 Présentation :
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🎢 Camps de base #2
Ce camps de base avait pour but d’identifier les leviers de redirection pour leurs structures. Ils sont repartis des cartographies d’écosystème de leurs entreprises faites en S2.
Première étape: placer le vivant sur cette cartographie, les impacts positifs et négatifs, les écosystèmes naturels proches (forêts, eaux, rivières avec lesquels ils sont en interactions et qui sont des espaces de relaxation et de bien-être pour les salariés, de préservation de la biodiversité, avec des bénéfices communautaires.)
Deuxième étape: identifier des leviers pour agir sur ces impacts et/ou créer des opportunités.
Troisième étape: échange entre pairs (deux entreprises ensemble) pour un regard croisé sur les leviers identifiés, afin de challenger les visions et s’ouvrir à d’autres perspectives.
PHOTOS ADRIEN
➡️ Points forts :
✅ Conclusion :
📚 Sources :
💻 Présentation :
🎉 Soirée Régen
Par toute l’équipe !
La soirée régénérative a transporté nos participant.e.s dans une faille spatio temporelle vers 2045 ! Sur le chemin, ils ont franchis les années et ont été invités à prendre part à diverses activités: écrire ses rêves, s’ancrer, écrire ce qui a été laissé en 2025, se laisser un message au soi de 2025 ect …
À part les portraits pris par Adrien, les photos prises par nos soins lors de la soirée seront gardées confidentielles.
Et en bonus, la recette dessinée de Gingerbeer !
Vendredi 27 juin 2025
🤝 Cette journée s’est déroulée sous le signe de la coopération et son apprentissage à la fois pratique et théorique.
“Si je ne considère pas que l’autre et “autre” je ne peux pas créer de projets sur le territoire. “ Julia Remmonay
✨ Plénière d’accueil
Par Brieux Michoud et Nils Ohlund
Point sur la situation du collectif et la restructuration économique qui a été nécéssaire à mettre en place à partir de cette session.
📚 Ressources :
💻 Présentation :
🐉 Atelier “Vivre un processus de coopération”
Par Raphaëlle Colas des Francs, formatrice en coopération chez Fertîles et facilitatrice graphique.
Raphaëlle a proposé un jeu pour que les participant.e.s expérimentent pour comprendre les bases de la coopération.
Le scénario repose sur une situation de stress par le temps et un element perturbateur (le dragon). Les participants ont du s’organiser pour aller récupérer des “créatures magiques” (chaussures 👟) dispersées au sol. Dans les safe spaces, les participant.e.s peuvent voir et parler mais, afin de récupérer les créatures, ils doivent sortir de ces espaces. Les participant.e.s qui sortent des safe space deviennent “aveugles et muets”. Une dernière règle, si une personne à une créature magique en mains, elle ne peut plus bouger. Si l’une des règle était transgressée, la personne était éliminée.
Suite à cette expérience ludique, il y a eu une débrief en équipe, afin d’engager à la réfléxivité. Le but étant d’amener les participants à donner leurs ressentis d’avant, pendant et après le jeu. Cela permettant de mettre en lumière les points de satisfaction et les points d’amélioration.
✅ Conclusion :
L’intention était de voir que la coopération se fait à plusieurs échelles, intérieur un dans un groupe et comment je coopère avec d’autres organisations ? Tou ce que vous apprenez dans la CEC, les rôles, la confiance, ce sont des outils que vous avez a disposition pour coopérer.
📚 Ressources :
🫀 Conférence échange “Coopération et maturité coopérative”
Par Julia Remmonay de InPact et Jean-Sébastien Tronchon de Immaterra accompagnés de Nathalie Augé de AMTE
Jean-Sébastien, Julia et Nathalie nous parlent de leurs expériences, années à Décathlon et tentatives de changement de méthode, rencontre avec le couple Bovilar, experiences du terrain pour Nathalie.
“Si je ne considérais pas que l’autre et l’autre je ne pouvais pas créer de projets sur le territoire. “ Julia Remmonay
“La coopération c’est un truc qui se vit. “ Jean-Sébastien Tronchon.
InsTerCoop
L'InsTerCoop est un laboratoire d'action-recherche sur le processus coopératif, créé par un couple, entre 2002 et 2015. ils ont travaillé sur l’observatoire de l’impliciteI sous forme de recherche academique. A partir de 2016, ils sont allés à la rencontre de 100 collectifs (à pieds) pour les questionner sur leurs fonctionnement et capter quels sont les ressorts de la coopération. Grâce a ces travaux, ils ont développé le processus d’action-recherche (et non recherche-action). Toute l’élaboration du processus est en ligne. C’est une démarche réflective (se regarder faire), maïeutique (méthode qui vise à faire éclore les pensées d'un interlocuteur), et phénoménologique (appréhender la réalité telle qu’elle se donne)
Pépites du temps d’échanges : Ces questions font ressortir l’implicite, ce que l’on se disait c’est qu’être ici c’est œuvrer pour les autres et donc oeuvrer pour soi… (un participant).
Une des grandes forces de la CEC c’est de créer de l’appétence pour la coopération (Nathalie)
La maturité coopérative
La maturité coopérative est la capacité d’une personne (JE), d’un collectif (NOUS), ou d’un territoire (DANS), à développer des aptitudes coopératives durables et inconditionnelles. C’est une compétence, c’est un geste.
Coopérer : c’est être co-auteur d’une œuvre commune du latin co (avec) et operare (œuvrer) (les buts et objectifs ne sont pas l’important ici, n’ont pas besoin d’être communs)
Aujourd’hui la coopération se créer spontanément dans un contexte (conjoncturel) ex: catastrophes naturelles, l’idée est d’apprendre à la créer de manière inconditionnelle!
Cinq questions sur lesquelles réfléchir en binômes:
- Qu’est-ce qui fait que je suis là aujourd’hui ?
- Quelle est mon intention en étant là ?
- A quoi je sais ou saurais que je suis au bon endroit ?
- Qu’est-ce que cela nourrit chez moi d’être là ?
- Fondamentalement, qu’est-ce qui me pousse à être là ?
Pépites du temps d’échanges : Je vois dans les moments durs de mon entreprise la capacité des équipes a se mobiliser entre eux, grâce au contexte de coopération et de trust qui a été mis en place au fil du temps. L’expression de la vulnérabilité parfois permets de passer du JE au NOUS. (Nathalie Augé)
Prise dans son sens plein et entier, la maturité coopérative est source de développement des personnes, des organisations et des territoires. Elle propose un changement radical de paradigme :
- De l’expert … au fait de devenir pédagogues les uns pour les autres,
- Du leader … au partage du leadership,
- De l’entre-soi … aux coopérations ouvertes,
- De l’épuisement… à l’épanouissement des individus et des collectifs
- De la fermeture… à l’ouverture et au partage des doutes et des vulnérabilités
Les 5 fondamentaux sources de la coopération
- La coopération nait et s’entretient entre des personnes. Pas de coopération sans ‘compréhension humaine’
- Tenir compte des récursions entre le « Je », le « Nous », le « Dans » Appréhender la complexité (ce qui est « tissé ensemble ») plutôt que simplifier
- « L’essentiel est invisible pour les yeux » L’implicite, ce qui est enveloppé, entre les plis
- La coopération est un projet en soi Un projet en cache toujours un autre
- Apprendre à penser dialogique Pas de coopération dans des espaces univoques (oublier qu’il y a des notions/logiques mieux que les autres)
Trois nouvelles questions sur lesquelles discuter en binômes :
- Qu’est ce qui fait écho pour moi
- Dans quel contexte, quelle situation ?
- Qu’est-ce que cela me donne envie de faire ?
Pépites du temps d’échanges : Au début, quand j’ai repris l’entreprise, j’avais des fantasmes, mais en face si des personnes ne veulent pas, ça ne sert à rien. Il faut valider des valeurs (l’œuvre) communes. Des fois ne pas garder des personnes, c’est prendre soin du collectif.
Les 9 temps nécessaires à la coopération
Ce sont des temps et non des injonction, si un des temps n’est pas possible pour vous, c’est valide de le dire et de la rendre visible.
- La disponibilité, elle détermine aussi souvent la possibilité avec laquelle on va pouvoir se mettre en lien.
- Le cadre détermine le chemin qu’on a envie de prendre.
- L’introspection, être capable de s’interroger soi même et de partager ces questionnements.
- Se dérouter, sortir de route, de nos biais cognitif, via le questionnement par exemple.
- L’autre est un autre, pas un autre vous, mais un autre. Avoir une position de perception, pouvoir regarder le monde de sa place pour nourrir la complexité.
- Atteindre une maturité coopérative
- Prendre le temps pour faire des retours nourrissants, les partager, les verbaliser.
- La décantation est aussi fortement nécessaire, il y a pleins de manière de la laisser œuvrer, mais laisser du vide, décider de ne pas décider.
Trois nouvelles questions sur lesquelles discuter en binômes:
- Quelle place a-t-il dans les contextes qui sont les miens ?
- A quoi je sais que ce temps est à l’œuvre ?
- A quoi je sais quand il manque ?
Pépites du temps d’échanges : Dans ces 9 temps, on en fait déjà mais ils ne sont pas forcément conscientisé
Ce frotter à un nouveau mode de penser c’est inconfortable. Nous avons été habitué à un paradigme de la simplification. Il va falloir au contraire faire des liens, des conjonctions, aller vers un paradigme de la complexité.
La coopération est indispensable pour penser système et agir en complexité. Edgar Morin
➡️ Points forts :
- La bonne volonté de coopération ne suffit pas, il faut aussi de la méthode !
- Envie d’aller plus loin mais besoin d’être accompagné ⇒ la réponse est en vous, l’accompagnement se fait par la réflexivité et il existe aussi des formation à la maturation coopérative. Mais vous n’avez pas besoin de ces formations pour appliquer la coopération, elle est en vous :)
✅ Conclusion :
Vous n’avez pas besoin de formation pour appliquer la coopération, elle est en vous !
📚 Ressources :
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🦋 Atelier PCT Reliance et Emergence
Par Lélio Lemoine
Les participants vont être amené a créer des Projets de coopération Territorial, regroupé par bassins économique de la région BFC.
Groupe “SUD” - Nils
Présents:
- Par procuration post it : Laurent et Jeremy de René Pierre. production de Billard, Baby foot à Crissey près de Chalon sur Saône Leur talent à mettre au service de la coopération et ou leurs besoins de coopération: la menuiserie, des tournois de baby, le bois & la forêt
- Lydie de HDA à Châlon. Son talent à mettre au service de la coopération: vie précédente dans la coiffure et donc prendre soin et être à l’écoute
- Hervé Lawson de Bonglet est coordinateur de la sécurité/ prévention et environnement. A du talent pour le badminton
- Mathieu des Lunetterie Thierry près de Morbier plutôt du côté de Lons le Saunier donc, a la capacité de rêver et même d’être illuminé
- Pauline de chez Holiste, situé ?? a du talent pour remplir des dossiers de subvention, les finances Patrice , chez Holiste également, est shifteur a du talent pour avoir une observation à 360°, faire un état des lieux holistique, mobiliser des individus. Ils ont du côté de Mâcon. Il est shifter. Il a des rendez vous une fois par mois les jeudis citoyen le soir pour réunir entre 6 et 8 personnes.
- Marion coach à la CEC BFC, est du côté de Nevers à de l’expérience de coopération dans des collectifs. Elle vit de cette manière.Son talent est d’embarquer faire le lien avec le vivant et des équipes.
- Charly travaille chez Rostaing a du talent pour la planification et la stratégie,
- Catherine travaille chez Rostaing , a un talent pour le yoga
- Lucas,entrepreneur engagé, travaille chez Rostaing. co anime l’association « Ehop! » avec des amis à Lille et à Paris qui souhaite répertorier les entreprises à l’instar de transiscope qui a un enjeu de mise à jour des information. Comment bonifier et en s’attachant à la mécanique de mise en lien et de communauté.
Besoin de coopération ?
Patrice sur la question de l’embarquement des équipes.
Proposition
⇒ si nous devons jouer sur la particularité de notre proximité territoriale (moins d’une heure de transport pour se connecter) imaginer une coopération pour embarquer les parties prenantes internes sur le chemin de la redirection régénérative, de manière transverse inter-entreprise CEC du Sud de la BFC, et en présentiel.
Groupe “CENTRE” - Mathieu
Présents:
- Frédérique Lucot (Caisse d’Epargne BFC) : besoin de devenir “moteur des transitions” en finançant des projets à visée régénérative sur le territoire BFC. Pour cela, besoin également de former les conseillers clientèle sur ces sujets (via différentes parties prenantes : assos et professionnels) pour accompagner au mieux leurs clients sur ces sujets
- Julien Bagnard (Myral) : Besoin de partenaires (bailleurs, financeurs, pépinières, experts réno et construction…) pour développer ensemble ces projets de construction, rénovation et isolation.
- Daniel Correia (Batigone) : idem que Julien
- Sébastien Thuayre (Groupe KiiTOS) : idem que Julien
- Ripa Manukian
- Emilie Gassies
- Pierre de Pelet
- Mathieu Favard
⇒ Projet commun potentiel qui émerge :
Transformer les parcelles existantes et les valoriser dans le cadre de projets de construction et rénovation, avec un triple impact : environnemental (végétalisation, …), humain (confort, cadre de vie, ilôts de fraîcheur…) et durable économiquement.
⇒ Next step :
réunion dans l’été (avant fin Juillet) entre les participants pour explorer cette idée.
Groupe “EST” - Anne -France
Présents :
- Geoffrey Darmencier, GBM
- Eric Howald, GBM
- Ange Alez Martin, Groupe Creations Perrin
- Eric Antonioz, Groupe Creations Perrin
- Jean-Marc Bouillon, Permabilis
- Julia Remonnay, Inpact
- Nathalie Augé, Augé Microtechnic
- Anne-France Colisson, CEC BFC
Faire connaissance
On a fait connaissance en se situant sur la carte géographique, en trouvant et rendant visible les liens existants entre les participants pour se connaitre et se reconnaitre et parce que la coopération se fait entre des personnes non pas des organisation ou des rôles. beaucoup d’entre nous ont déjà des liens de coopération soient directs soient indirects
Espaces de coopération actuels
la liste est longue et non exhaustive
Territoire d’Industrie
Pole des Microtechniques
Parc Naturel - PNR
PLPDMA
Arc Horloger
CCPR - GBM
PTCE Yaka
Polymeris
Inpact BFC
Permaindustrie et Permaentreprise
Gard centrale
Projet Alimentation Territorial
…..
NB: commentaires perso A-F pendant l’atelier: se recentrer sur les enjeux du territoire et sur les FdR
⇒ Projets communs potentiels qui émergent
- Mutualisation d’installation (ex: panneaux photovoltaïque) avec l’aide / le support ou projet porté par les collectivités - Ange Alez Martin
- Transition moins de plastiques - Jean-Marc Bouillon
Groupe “NORD-OUEST” - Eve
Présents:
- Jean-Marie pour le Chênelet
- Kafi pour la SIMAD
- Raphaëlle Colas des Francs
- Lelio Lemoine
- Brieux Michoud
- Eve Mignolet
- David Lefeuvre
Déroulé
Présentations mutuelles : qui on est / où on habite
Partage des activités : ce qu’on fait / où en en est
Partage de quelques projets et réflexions personnelles en cours pour chacun : vers où on veut aller / ce qu’on veut faire dans les mois qui viennent
⇒ Prochain échange : identifier les besoins de coopération
🎤 Plénière de fermeture
Par Brieux Michoud, Délégué Général de l’association CEC BFC et Anne-France Colisson
Présentation des dates à venir, de la session 4 : Nouvelle Boussole qui se déroulera à la maison de quartier de Planoise, projet d’écoquartier des années 70. Un espace de vie pour toutes les tranches d’âges. Très accessible en tram, on vous propose de prendre des logements dans le quartier de Planoise. Il y aura une visite possible de l’écoquartier, il faudra s’y inscrire. S5 on sera à l’abbaye de Cluny, la session 6 se tiendra les 11 et 12 décembre elle a pour objet de prendre son envol, on n’a pas encore tranché le lieu, ce sera soit à Joigny, soit à Dijon.
➡️ Points forts :
✅ Conclusion :
📚 Sources :
💻 Présentation :
Et pour finir, le résumé de manière graphique de cette troisième session:



